IV. — ELLE S'APPLIQUE À CERTAINS PÉCHÉS SEULEMENT
À quels péchés s’appliquait l’absolution ?
Sauf le cas d’absolution à l’article de la mort, dont nous aurons à parler ci-dessous, il n’y avait pas d’autre absolution que celle qui mettait fin solennellement à la pénitence publique. Or, comme nous l'avons vu, les péchés graves étaient seuls soumis à la pénitence publique, et encore pas toujours. Par conséquent, seuls les péchés graves étaient susceptibles d’absolution.
Mais qu’entendait-on alors par péchés
graves ?
Nous trouvons, dans les écrits des Pères, !
plusieurs listes de péchés graves. Seulement
ces listes varient d’un auteur à l’autre, et quelquefois d’un ouvrage à l’autre éhez le même auteur : preuve qu'on n'avait pas làdessus des idées rigoureusement arrêtées.
Ce qui semble avoir servi de base aux divers
= se les Pere ce sont ceux qu avait déjà donnés saint Péul.
Dans la suite, on simplifia les pen de T apôtre: l'irmpudicité, l’impureté, la débauche, la vie efféminée, la pédérastie, tout cela rentrait dans la même catégorie des péchés de la
avec l’idolâtrie ; les inimitiés, discordes,
réduisaient à trois le nombre des péchés graves : l’impudicité, l'idolätrie, l’'homicide :
Ceux qui estiment que tous les autres péchés ei peuvent facilement être remis par l’aumône, reconnaissent au moins trois péchés mortels qui doivent être frappés de l’excommunication, jusqu’à ce qu'ils soient guéris par lhumiliation de la pénitence, à
et operibus, XIX, 34)
Ajoutons que saint Augustin trouve cette !
simplification exagérée et qu'il croit à l’existence d’un plus grand nombre de péchés graves.
Une remarque s'impose : les péchés répu-
Re L'ABSOLUTION. de AR eu
chair et fut appelé adultère et fornication : REA les maléfices se confondirent plus ou hdi à
savoir l’impudicité, l’idolâtrie, l’homicide (De fees a
; œil
SA
té SEA