L'ABSOLUTION
péchés graves et les péchés légers a toujours - été très flottante ; elle a beaucoup varié Suivant les temps et les lieux, et aussi suivant le tempérament plus ou moins austère des pré- RS et des pasteurs. | Quoi qu il en soit, les péchés réputés véniels et légers n'étaient point soumis à la pénitence publique ; ; autrement tous les Chrétiens sans exception eussent été, pendant toute leur vie, | ” au rang des pénitents. Et comme il n’y avait - pas d'autre absolution que celle qui clôturait solennellement la pénitence publique, il s’ensuit que ces péchés n'étaient susceptibles - d'aucune absolution. Les remèdes contre - les péchés véniels, tels que nous les trouvons énumérés dans les passages déjà cités de Saint Jean Chrysostome et de saint Augustin, c’est la confession à Dieu, la prière, surtout le … Pater et le Miserere, le pardon des nt:
le jeûne, l’aumône.
« Si paradoxal que cela paraisse, écrit 1e bénédictin Rottmanner, saint Augustin lui- - même, durant la longue période qui va de ” son baptême à sa mort, n’a jamais reçu le - sacrement de pénitence, pas même dans
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98 | LA PÉNITENCE PUBLIQUÉ Fa NN IS D \ ù = Se
< ques Sous la plume d’un écrivain catholique, | cette déclaration, quand elle parut (Historisches Jahrbuch, 1898, p. 895), causa une
| certaine émotion dans les milieux romains. :
__ Elle est pourtant l’expression exacte de la
: vérité historique. Sur son lit de mort, samt
oe Augustin se confessait à Dieu et implorait le
. pardon de ses péchés en récitant les psaumes …
À de la pénitence. Mais, n1 à ce moment suprême, :
ï ni au cours de sa vie antérieure, nous ne trou-
Fe vons la moindre trace d’une confession faite
> à un prêtre et suivie d’absolution. On en ie
ï . dire autant de tous les Pères, jusqu’ à saint
: Grégoire inclusivement.
Quant aux péchés graves, ils tombaient, | dès qu'ils étaient suffisamment connus, sous | le coup de la pénitence publique. Mais, pen- | dant Les trois premiers siècles, ils n'étaient pas
4 tous susceptibles d’absolution : il y avait des .
oi péchés rémissibles, il y en avait aussi d’irré-
__ missibles, au moins dans certaines Églises. ;
__ Les'péchés réputés irrémissibles étaient sur-;
tout l'idolätrie volontaire et spontanée, .
l'impudicité (adulière et fornication) et lho-. Ë micide. Ces trois crimes sont si graves aux . yeux de Tertullien, qu’il qualifie de légers
tous les autres péchés. Ceux-ci, après avoir.
RE SH ABSOLUTIOR | ue gg été dûment expiés par la pénitence publique, peuvent recevoir le pardon de l’évêque ; ceux-là ne sont susceptibles d’aucune réconciliation ecclésiastique et ne peuvent attendre leur pardon que de Dieu (De pudic., XVIII, 47)2 | se