CHAPITRE PREMIER
pou DiFrÉRENCE ENTRE LA PÉNITENCE UNIFORME ET LA PÉNITENCE TARIFÉE.
Dan la première de celle qui nous a occupés Jusqu'ici, la pénitence était un état,
clusion des exercices religieux de la com- munauté et surtout la privation de la commumion eucharistique, Cette condition de 3 pénitent durait plus ou. moins longtemps, suivant la sévérité des pasteurs et la con-
par l’évêque. , Et même, dans quelques- L unes de ses conséquences, elle se prolongeait
incapacités permanentes : l'entrée dans les rangs du clergé lui était à jamais fermée,
LES PÉNITENTIELS
dont la caractéristique essentielle était Fa |
pendant la vie entière; car le pénitent, à. même réconcilié, restait frappé de certaines |
duite du converti ; elle ne prenait fin qu'avec la réconciliation publique conférée
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et, dans quelques pays, il lui était interdit, pour toujours, d'exercer des fonctions publiques et surtout de porter les armes. Cet état était généralement le même pour tous : les pénitents, au moins en Occident, restaient confondus ensemble et soumis à un traitement pareil. L’uniformité était l’un des
principaux traits de la pénitence publique.
Outre l’exclusion de la vie religieuse de la communauté, l’état de pénitent comportait différentes pratiques de mortification, telles que jeûnes, abstinences, privations de toutes sortes. Mais ces pratiques, si importantes fussent-elles, étaient laissées à la
bonne volonté du pénitent ; imposées par
l’usage, elles n’étaient pas réglementées par l'Église, au moins dans le détail. L’exclusion était la peine principale et caractéristique, les
mortfications volontaires n'étaient que l’ac-
- cessoire.
À l’époque de la pénitence tarifée, les rôles
sont renversés : l'exclusion passe au second
rang et même disparaît bientôt tout à fait ; les pratiques de mortification prennent la première place. Seulement, maintenant, elles ne sont plus abandonnées à l'arbitraite du pénitent ; elles sont réglées par l'Église elle-