‹ La ConfessionChapitre 37 sur 58 · IL. ui. on COMPENSATIONS · texte numérisé non relu

IL. ui. on COMPENSATIONS

frappé de trois ans, de quatre ans, de sept ans dé jeûne au pain et à l’eau, il n’avait pas à jeûner, avec uhe rigueur égale, tous les jours consécutifs d’une aussi longue période, Il y avait des interruptions, des mitigations progressives, dans le détail desquelles nous ne HR entrer ici, Néanmoins, même avec

1. On trouve ces Pénitentiels dans la Patrologie latine de Migne, célui de Théodore au tome 99 et celui dé Burchard at tomé 140.

LES PÉNITENTIÈLS ch STONE

Naturellement, quand un pécheur était

ces atténuations indispensables, le jeûne restait une pénitence très dure, que tout le monde ne pouvait pas supporter. Aussi imagina-t-on tout un système, assez compliqué, de compensations diverses, qui furent consignées dans les Pénitentiels. Ainsi on put se racheter d’un jour de jeûne au pain et à l’eau en nourrissant trois pauvres pendant une journée [ou en recevant vingt coups de verge sur la paume des mains. Une semaine de jeûne au pain et à l’eau était compensée par la psalmodie à genoux, dans l’église, de trois cents psaumes. Quand on était incapable de rester à genoux si longtemps, on pouvait se tenir debout ou même s’asseoir ; mais alors, au lieu de trois cents psaumes, c’en était quatre cent cinquante qu'il fallait réciter. Encore est-il bien spécifié que, pendant la semaine de jeûne ainsi rachetée, on devait, tout en mangeant à sa faim, s’abstenir néanmoins de vin, de viande et de graisse. Un mois de jeûne se rachetait par la récitation à genoux de douze cents psaumes.

Il y avait aussi des compensations pécuniaires : pour sept semaines de jeûne, vingt sous si on était riche, dix sous si on n’avait qu’une fortune modeste, trois sous si on était

24 2 GR TARREE

jauvre. Naturellement, ces ous on r'étaient pas les sous d ‘aujourd? hui; généalement en or, ils représentaient une valeur assez considérable, mais qui a beaucoup

Page 1