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CHAPITRE I

CONSÉQUENCES DE LA PÉNITENCE | Ni TARIFÉE ot

Comme nous l'avons vu, un pécheur, même pendant la première période, ne pou vait être admis à la pénitence publique et canonique sans un aveu plus ou moins expli:

cite de sa faute. Avec la pénitence tarifée, : cet aveu devenait bien plus nécessaire encore; il devait être aussi plus précis et plus détaillé . Maintenant :il fallait déclarer chaque péché grave en particulier, avec le nombre de fois qu’il avait été commis et les circonstances qui étaient de nature à l'aggraver ou à l’atténuer, Sans quoi le prêtre n’eût pu SRPAGUE les :,»

tarifs.

Autrefois, quand la pénitence et. un état, entraînant une déchéance totale ou partelle pour la vie entière, sa sévérité même en

restreignait le champ d’action. Dans nombre

de communautés, trois crimes seulement tombaient sous le coup de la pénitence publique : l’adultère, l’apostasie et l’homicide, avec leurs principales ramifications.

Aussi la plupart des chrétiens passaient-ils toute leur vie sans avoir jamais besoin de recourir à la pénitence publique et, par suite, sans se confesser à leurs pasteurs. Dans plusieurs de ses sermons, saint Augustin exprime l’espoir qu'aucun de ses auditeurs n'aura jamais à descendre au rang humilié des pénitents.

Mais maintenant que la pénitence n’entraîne plus n1 exclusion ni déchéance, et que la peine est exactement proportionnée à la faute, il n’y a aucune raison de n’y pas soumettre les péchés moins graves. Aussi voyons-

- nous les Pénitentiels enregistrer des fautes

de plus en plus légères et de plus en plus nom-

breuses, avec la sanction applicable à cha-

cune d’elles : le Pénitentiel de Burchard, au

commencement du x1® siècle, énumère environ deux cents péchés, qui ne sont pas tous très graves, par exemple le fait d’enivrer quel-

qu'un sans méchanceté. Donner un coup au, prochain sans le blesser était considéré par

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a do CONSÉQUENCES | UE l’austère Tertullien lui-même comme une de ces fautes vénielles qu’une simple prière efface. Ce péché est pourtant catalogué dans le Pénitentiel de Théodore avec la sanction . de trois jours de jeûne. À péché léger, sanction légère. Alors, pourquoi ne pas recourir à une pénitence si exactement dosée aussi bien pour les fautes légères que pour les plus graves ? La confession nécessitée par l’appli- + cation des tarifs embrassa ainsi un nombre . toujours plus grand de péchés, et finit par les” … englober tous.

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