THÉORIE DES NU
terminé, Dès Pons. ce mot, dans l'Église se
latine, avait désigné une chosé sainte. Mais on l appliquait à un grand nombre de choses saintes et à des cérémonies d'importance très diverse : ainsi la prédication était un sacramentum ; le lavement des pieds qui se
pratique encore le jeudi saint, les cérémonies de l'enterrement, la profession religieuse étaient autant de sacramenta ; à plus forte.
raison le baptême et surtout l’eucharistie, qui était le sacrément par excellence. Saint
Pierre Damien (f 1072) énumère quinze
sacrements et Hugues de Saint- Victor q Fe 7
un plus grand nombre encore.
Avec les Scolastiques, le terme de sacrement se restreint. à un petit nombre de cérémonies bien déterminées. On décrète qu'il y a sept sacrements, ni plus ni moins : le bap-
tême, la confirmation, la pénitence, l’eucha-
ristie, l’extrême-onction, l’ordre êt le mariage.
L'Église elle-même n’a pas le pouvoir d'en
retrancher ni d’en ajouter un seul: car ces sept sacrements sont d'institution divine, ils ont été établis directement et immédiate: ment par Jésus-Christ en personne. Chacun de ces sacrements est un signe extérieur et sensible, représentant la grâce intérieure et
144 LA CONFESSION SACRAMENTELLE ET —— —— invisible qu’il est destiné à conférer : ainsi, dans le baptême, l’eau, qui a la propriété naturelle de laver les corps, figure la grâce invisible qui lave et purifie l’âme en effaçant la tache du péché.