III. — La MATIÈRE ET LA FORME DES | SACREMENTS
Le signe sensible qui constitue tout sacrement est composé de deux éléments essentiels : la matière et la forme. Ce point à une telle importance pour l’histoire des sacrements en général et de la pénitence en particulier, qu’il vaut la peine de nous arrêter un instant.
Cette théorie de la matière et de la forme, les Scolastiques l’avaient empruntée aux anciens philosophes grecs, surtout à Aristote.
D’après elle, toutes les substances terrestres, pierres, métaux, plantes, animaux, sont composées de deux principes, l’un passif et déterminé, l’autre actif et déterminant. Le principe passif, c’est la matière ; le principe actif, c’est la forme. Dans un morceau de fer, par exemple, il faut distinguer la matière, passive,