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Si scires donum Dei. Joan. IV

2. Rom. v, Sed non sicut delictum, ita et donum; si enim unius delicto multi mortui sunt, multo magis gratia Dei et donum in gratia unius hominis Jesu Christi in plures abundavit. — Et non sicut per unum peccatum, ita et donum, nam judicium quidem ex uno in condemnationem ; gratia autem ex multis delictis n justificationem. 15-16.

3. Ego veni ut vitam habeant, et abundantius habeant. Joan., x, 10.

dent par tous les membres de son corps mystique la force vivifiante du Sang rédempteur (T).

.§ II« — Synthèse des sept sacrements.

Il convenait que ces institutions vitales fussent au nombre de sept (2). D'abord à cause des trois raisons

i. Cf. au Catéchisme romain l'énumération et le développement des motifs qui ont déterminé Notre-Seigneur à instituer les Sacrements. {De Sacram. in génère, n. 14. )

2. Le dogme des sept sacrements, solennellement défini par le Concile de Trente (Sess. VU, c. 1), repose sur une tradition ininterrompue commune à l'Occident et à l'Orient, ainsi que le montrent les actes des conciles de Lyon et de Florence. (Cf. la censure du patriarche Jérémie dans la note ci-dessous.) C'est à partir du XIIe siècle que l'énumération complète figure dans les actes publics et les écrits des théologiens. Le catéchisme de saint Othon de Bamberg, écrit vers l'an 1127, ouvre la série de ces documents officiels, tandis que Hugues de Saint-Victor (né en 1097-1141Ï ouvre celle des écrits théologiques. — L'ordre adopté par l'apôtre de la Prusse n'est pas celui en vigueur aujourd'hui. Saint Othon énumère les sacrements comme suit : le Baptême, la Confirmation, l'Extrême-Onction, l'Eucharistie, la Pénitence, le Mariage, l'Ordre {Acta SS. , 1. 1 julii, p. 396 sq.) ; Hugues de Saint- Victor, au contraire, les place dans l'ordre universellement reçu depuis, et consacré par le concile de Trente (Hug.-Vict, de Cœrem. sacram. etc. 1. 1, c. 12, t. III, fol. 160, col. 4). Pierre Lombard (1. iv, dist. 1-42) sait le Maître Victorin et après lui Pierre de Poitiers et les grands scolastiques adoptent non seulement l'ordre de Hugues, mais encore sa partition des sept sacrements en deux groupes, les cinq premiers et les deux derniers. Saint Thomas, il est vrai, tout en revendiquant, de la manière que nous exposerons, l'ordre de Hugues de Saint- Victor, laisse en quelque sorte indécis si la Pénitence doit précéder ou suivre l'Eucharistie (ni, q. 65, a. 2, ad. 4), mais il donne l'énumération usuelle comme reçue de son temps. Commumter ordinantur sacramenta sicut prius dictum est (ibid. sed contra). Quant àl'énumération : Baptême, Confirmation, Pénitence, Eucharistie, Mariage, Ordre, Extrême-Onction, que M. Didron {Annales archéologiques de Paris, t xxii, 1. 6, pp. 346-353) revendique comme la seule symbolique, la seule traditionnelle, et qu'il fait correspondre aux soi-disant sept âges de la vie, elle n'a pour elle ni une tradition véritable ni un symbolisme

mystiques qui rapprochent les sept sacrements des sept péchés capitaux, des sept vertus (x), — trois théologales etquatrecardinales, — enfin des sept dons du Saint-Esprit (2). Mais il y a plus. Un examen attentif fait découvrir dans le septénaire sacramentel une merveilleuse unité, une synthèse puissante et vraiment divine, en vertu de laquelle toute l'économie de la vie surnaturelle est formée à l'analogie de la vie naturelle, tant individuelle que sociale.

Cette pensée a été développée d'une manière magistrale par saint Thomas d'Aquin dans un de^plus beaux articles de sa Somme (3). Le lecteur nous saura gré de lui développer en peu de mots la doctrine du grand Docteur.

sérieux ; on s'étonne seulement de la manière autoritaire et superficielle dont cet auteur, du reste assez connu, a osé traiter une question aussi grave, surtout après les décrets du Concile de Trente, où l'ordre usuel des sacrements se trouve sanctionné. (Cf. Le Beffroi, t. 1, p. 179, sqq.)

1. Voici comme saint Thomas rapproche les sept sacrements des sept vertus et des défauts qui leur sont opposés : Le Baptême répond à la foi et est institué en vue du péché originel ; l' Extrême-Onction répond à l'espérance et est établie en vue du péché véniel ; l'Eucharistie répond à la charité et détruit la pénalité de la malice ; l'Ordre répond à la prudence et chasse l'ignorance ; la Pénitence répond à la justice et sert de remède contre le péché mortel ; le Mariage répond à la tempérance et guérit la concupiscence ; la Confirmation répond à la force et sert de contrepoids à la faiblesse, (m, q. 65, a. 1, inc. ad. fin). Voir les analogies mentionnées dans le Conc. de Flor. et le Catéch. Ro?n.

2. V. Le chapitre de cet opuscule consacré aux sept dons du Saint- Esprit. Cette analogie a été de tout temps reconnue. Elle a même semblé si importante qu'on a trouvé dans le nombre sept des dons du Saint- Esprit un argument pour prouver le septénaire sacramentel. Cf. la censure infligée à la confession d'Augsbourg par le patriarche Jérémie au nom de l'Eglise d'Orient Censura Eccl. orient. (Cf. Hurter Medulla, 2e éd.

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