V. Martène, De an t. Eccl. rit., t. i, p
Et d'abord, nous accorderons volontiers qu'il y a pu avoir sur cette matière des erreurs locales,comme celle de l'auteur anonyme dont nous avons parlé. Même nous ne verrions aucun inconvénient majeur à ce qu'on attribuât à la tradition des Grecs, où la réitération de la chrismation a été manifestement et universellement reçue, une nuance voisine de l'erreur. Mais nous nions formellement que l'usage communément adopté dans l'Occident ait eu la portée d'une réitération du sacrement.
Pour arriver à ce résultat, nous n'avons pas besoin de rejeter tout emploi du chrême dans le rite de réintégration ; les documents contraires semblent s'imposer ; et puis, cette réponse ne serait pas péremptoire, car il n'est pas suffisamment prouvé que chacune des deux parties du rite sacramentel, l'imposition et la chrismation, employée seule, soit insuffisante(I).Nous accordons qu'en plusieurs endroits,pas dans tous, au moins probablement, le rite extérieur a eu toutes les apparences du rite sacramentel, comme la formule de Gellone en est une preuve irréfragable, pour l'imposition des mains. Seulement nous contestons la signification, la portée, le caractère, le but sacramentel de ce même rite. Tout est là.
Xos raisons pour contester cette signification, cette formalitas, comme on dirait en terme scolastique, sont moitié directes, moitié indirectes.
Comme raison indirecte, nous avons la tradition doctrinale de la non-réitération de la Confirmation ;