‹ La confirmationChapitre 34 sur 123 · Chardon, op. cit., chap. 11, p. 171. Kraus, it. , p · texte numérisé non relu

Chardon, op. cit., chap. 11, p. 171. Kraus, it. , p

jo6 Section II. — Chapitre III.

où ils y participent. Or, nous savons que le très divin JÉSUS répand un parfum suprasubstantiel, dont les communications spirituelles remplissent de délices divines la partie spirituelle de notre être. Si le parfum qui se dégage des objets sensibles flatte notre odorat, pourvu que celui-ci soit bien constitué, et que la substance odoriférante lui soit suffisamment approchée, et si en le caressant il lui cause une sensation délicieuse, il est juste de dire que nos facultés spirituelles, si elles ne sont corrompues par aucune inclination au mal, en vertu de la vigueur native d'un goût pur, suivant les influences divines qui agissent sur elles et l'union parfaite de l'âmejavec Dieu, perçoivent la suavité du parfum divin qui les inonde et les nourrit à satiété d'une certaine volupté céleste et d'un aliment tout divin. De là le mélange de l'onguent sacré, représentant sous des images sensibles des choses toutes spirituelles, nous dépeint que JÉSUS est la source abondante où se puisent les parfums divins (*) »> qui remplissent l'âme de leurs influences suaves et la nourrissent de leurs aliments de bonheur dans la proportion où elle s'approche de Dieu et s'abandonne à son action.

N'est-ce pas cette émanation de parfums surnaturels que chante le Cantique des Cantiques par ces mots : <{ Nous courrons à l'odeur de tes parfums (2)? »

i. Hier. EccL, c. iv, P. G., m, p. 478. sq. Nous ne reproduisons pas le passage en entier à cause de sa longueur. 2. Cant. 1, 3.

N'est-ce pas encore ce charme de l'onction du Christ que David a exprimée par ce seul mot : « Oleo lœtitiœ. Dieu l'a oint d'une huile qui répand l'allégresse (x) ?» Tout cela, saint Paul l'a admirablement résumé dans cette belle expression : « Nous sommes la bonne odeur du Christ (2), » et l'Église le célèbre en termes éloquents dans la première antienne de l'offiee des martyrs pour le temps pascal : <( Seigneur, vos Saints fleuriront comme le lis, et ils seront devant vous comme le parfum du baume (3). »

§ IL — Rites de la consécration du Chrême.

Nous venons de voir, dans les usages orientaux, que les rites de la confection de l'huile sainte étaient très compliqués. C'est déjà insinuer la solennité de la cérémonie de la consécration elle-même du saint Chrême.

Nous possédons peu de détails sur la manière dont cette consécration se pratiquait dans les premiers siècles. La lettre citée plus haut de saint Cyprien (4) nous dit clairement qu'elle avait lieu à l'autel pendant la sainte Messe. Un autre passage de saint Grégoire de Nazianze et de saint Jean Chrysostome affirme la même chose (5). Quant au rite, saint

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