Le Pontifical d'Egbert, archevêque de York, le prescrit
132 Section II. — Chapitre V.
dernier. Le concile de Worcester (*) de l'an 1240 prescrit que le bandeau soit de toile neuve. Celui de Cologne de l'an 1280 ordonne de plus qu'il soit d'une toile de lin épaisse, sans nœud et sans fracture, large de trois doigts et d'une longueur convenable, blanc et propre (2).
Xous parlerons spécialement de l'usage de ce bandeau lorsque nous traiterons des cérémonies qui suivent la Confirmation.
Outre la tunique de lin et le chrémeau dont on revêtait les néobaptisés avant de les conduire au Pontife pour être confirmés, il était encore d'usage d'orner la tête des néophytes de couronnes de fleurs ; d'autres fois c'était une bandelette rouge, en forme de couronne, dont on ornait le haut de la tunique blanche (3). Mais nous glissons sur ces usages, très anciens et très intéressants, il est vrai, mais qui nous écarteraient trop de notre sujet principal.
Mentionnons encore, pour finir, le cierge allumé que l'on mettait dans la main des néophytes, en symbole de la lumière du Christ qui venait de luire à leur âme et à la clarté de laquelle ils devaient