Conc. Wig., c. 6. (Hard. , t. VII, p
2. Xous n'avons pu trouver un document prescrivant l'usage du chrémeau alors même que la Confirmation suivait immédiatement le Baptême. Toutefois, comme, d'une part, des documents très anciens en font mention à une époque où les deux sacrements se suivaient encore fréquemment, et que, d'autre part, le chrémeau n'y est pas exclu pour ces cas, nous pouvons croire qu'on l'employait régulièrement. Même comme il formait une espèce de casque, ou de mitre, et qu'il laissait le front à nu, il n'est pas improbable que les néophytes aient gardé le chrimiale pendant l'onction du Pontife.
3. Sévère d'Alex. , Biblioth. Pair. , t. 6 ; Durand, Ration. , 1. 6, c. 82.
CÉRÉMONIES DISPOSITIVES. I33
désormais marcher (x) ; enfin le lavement des pieds, qui avait lieu tantôt avant la Confirmation, tantôt entre celle-ci et la Communion. Cette dernière cérémonie, évidemment inspirée de la dernière Cène, a un rapport plus direct avec l'Eucharistie qu'avec la Confirmation. C'est pourquoi nous préférons ne pas nous étendre ici sur cette pratique (2).
1. Cf. Ambros. , de lapsu Virg. , c. 5. (P. L. , 16, 372. ) ; Greg. Naz. , Orat. de Bapt., n. 46. cf. 5 et 6 (P. G., 36, 416.) Parlant du Baptême du jeune Théodate, Marc de Gaze rapporte que toute la ville de Constantinople était en blanc, et qu'il y avait une si grande quantité de cierges, qu'il semblait que les étoiles fussent descendues du ciel en terre.
2. Cf. Chardon, op. cit.; de Bapt., chap. x, p. 139, sq. Cf. Ambr. lib. %,de Sacrant., c. 1, n. 4, sq. , P- L. , 16, 432, sq.
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pgglg^l'ES néophytes revêtus de leurs tuniques r *^^S' Planches ou les jeunes confirmands distribués en deux groupes sont prêts à recevoir la Confirmation.
Après leur avoir enjoint de ne pas quitter la cérémonie qui va commencer avant que le Pontife n'ait donné sa bénédiction (T), afin d'accomplir ainsi la parole de Jacob à fange: je ne vous quitterai point, que vous ne m'ayez béni (2), le Pontifical passe aux obligations qui concernent les parrains et les marraines.
Voici comment s'exprime le code liturgique. Le lecteur remarquera aussitôt l'analogie qu'offre ce texte avec celui du Sacramentaire de saint Grégoire cité plus haut.
« Les enfants seront tenus par les parrains sur le bras droit et présentés au Pontife qui veut les confirmer. Les adultes ou ceux qui sont plus âgés placeront le pied sur le pied droit de leur parrain. C'est pourquoi il ne convient pas que les hommes servent de parrains aux femmes, ni les femmes de marraines aux hommes (3). »
t. « Xullus confirmatus discedat, nisi benedictione accepta, quam Pontifex post omnium confirmationem dabit. » — 2. Gen., XXXII, 26.
3. « Infantes per patrinos ante Pontificem confirmare volentem teneantur in brachiis dextris. Adulti vero seu alii majores ponant pedem suum super pedem dextrum patrini sui. Et ideo neque masculi feminis patrini, neque feminas mascuiis matrinre esse deberent. »
Comme à l'origine ce patronage spirituel s'exerçait ensemble pour les deux premiers sacrements, nous ne sortirons guère de notre sujet en résumant brièvement ici ce qui concerne cette importante question. Nous traiterons successivement de l'antiquité de cette institution, des conséquences et des devoirs que cet office amène, des qualités qu'il exige, enfin du nombre qu'il admet.
§ I. — Antiquité de l'institution des parrains et des marraines.
L'institution des parrains et des marraines remonte à la plus haute antiquité. Tertullien (r), saint Augustin et le pseudo Denis (2) en font déjà mention. Ils les appellent sponsores, garants; fideiductores ou ftdeijussores, cautions ; patres divini et sanctœ salutis susceptoi-es, pères spirituels, garants du saint salut. Le synode de Mayence, de 813 (3),les nomme compatres, co m matres, appellation très voisine de/>tf/rzW,parrains, que nous trouvons dans le sixième concile d'Arles (4).
Or, si déjà dans les premiers siècles, alors que les catéchumènes étaient adultes, on jugeait nécessaire de cautionner la foi des néophytes, à plus forte raison en a-t-il dû être ainsi lorsque l'on recevait au