‹ La confirmationChapitre 52 sur 123 · A savoir un parrain et une marraine, Sess, 24, c · texte numérisé non relu

A savoir un parrain et une marraine, Sess, 24, c

l'office si important de la paternité divine, ainsi que l'appelle saint Denis, sans déplorer la misère des temps, qui contraint en quelque sorte l'Eglise à se montrerd'une condescendance excessive à cet égard- Que de fois ne voit-on pas des hommes reconnus pour leur indifférence religieuse, pénétrer dans le baptistère et y remplir un office dont ils ne comprennent point la dignité et dont ils ne contracteraient les obligations que d'une manière feinte et dérisoire s'ils les connaissaient ! C'est un spectacle bien fait pour alarmer les pasteurs jaloux de l'avenir religieux de ceux qu'ils enfantent à la grâce. Pour la Confirmation, heureusement, le même scandale ne se produit guère. On ne voit figurer à côté du Pontife que des chrétiens et des chrétiennes dont la vaillance religieuse a fait ses preuves et qui, pour rappeler la belle comparaison de saint Thomas, sont des lutteurs parfaits, passas maîtres dans le maniement des armes spirituelles. S'il en est parmi ces âmes d'élite qui lisent ces lignes, nous les prions de suppléer par leur zèle et leurs prières aux manquements de ceux qui ont tenu sur les fonts baptismaux ces mêmes enfants, dont elles ont pris sur elles la formation spirituelle en les présentant aux Pontifes aux généraux de la milice chrétienne, dans la cérémonie auguste de la Confirmation.

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