‹ La confirmationChapitre 54 sur 123 · Luc · texte numérisé non relu

Luc

Etendant la main sur les confirmés, le Pontife dit :

« Prions. Dieu tout-puissant et éternel, qui avez daigné régénérer ces serviteurs par l'eau et par l'Esprit-Saint, et leur avez accordé la rémission de tous leurs péchés ; envoyez en eux du haut des cieux votre Esprit septiforme, le saint Paraclet.

ty. Ainsi soit-il.

L'Esprit de sagesse et d'intelligence.

ty. Ainsi soit-il.

L'Esprit de conseil et de force.

T%. Ainsi soit-il.

L'Esprit de science et de piété.

ty. Ainsi soit-il.

Remplissez-les de l'Esprit de votre crainte (x), et marquez-les du signe de la croix du Christ (en prononçant le mot de croix, le Pontife trace une croix sur les confirmands), pour la vie éternelle. Par le même JÉSUS -Christ votre Fils, Notre - Seigneur, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous dans l'unité du même Esprit pendant tous les siècles des siècles.

ty. Ainsi soit-il.

Cette bénédiction constitue le rite connu sous le nom d'imposition des mai?is.

Nous avons vu plus haut le rôle qu'a joué l'imposition des mains dans les récits des Actes où nous

1. Cette énumération est empruntée à Isaïe, ch. n. Nous ne reproduisons pas le texte entier du Pontifical à cause de son étendue. V. notre appendice.

148 Section II. — Chapitre VII.

avons découvert les traces de la Confirmation administrée par les Apôtres (I). Aussi trouvons-nous dès la plus haute antiquité ce rite accompagnant l'administration de ce sacrement. Au IIe siècle, saint Irénéeet Tertullien ;au IIIe,Origèneet saint Cyprien, etc. ; au IVe, le Ir concile d'Arles, le Ir concile de Xicée, le pape saint Sirice, saint Chrysostome,. le pseudo Ambroise; au Ve siècle, saint Jérôme, saint Augustin, saint Léon le Grand, Théodoret etGennade en font mention (2). Dans les siècles suivants les témoignages sont innombrables.

Nous remettons au paragraphe suivant la question de la valeur sacramentelle de cette imposition des mains. Pour le moment, il nous suffit de constater l'antiquité de cet usage, tant en Orient qu'en Occident.

Quant à l'invocation elle-même du Saint-Esprit sous la forme de ses sept dons, nous la trouvons déjà pour la substance dans les Sacramentaires de Gélase et de saint Grégoire. Probablement le peuple tout entier répondait : Amen. On ne peut guère préciser la formule dont se servaient jadis les Grecs ; car, comme nous le dirons dans un instant, depuis plusieurs siècles la cérémonie de l'imposition séparée des mains n'y est plus pratiquée. Il est à croire que la prière qui précède l'onction du Chrême est un vestige de celle qui accompagnait jadis l'imposition des mains. La voici telle qu'elle se lit dans leur

Page 1