In instrtictione Armenorum
cond sacrement est la Confirmation, dont la matière est le Chrême, fait d'huile, etc.» Aussi les théologiens regardent-ils comme un point tout à fait certain que le Chrême est la matière essentielle de la Confirmation. Plusieurs, avec Suarez (*), affirment même que, depuis les déclarations des conciles de Florence et de Trente, c'est un point de foi.
b. Importance de l'imposition des mains.
Mais le rite de la chrismation, avec la formule qui en constitue la forme, est-il tout le rite sacramentel, et l'imposition des mains n'en forme-t-elle pas, elle aussi, une partie essentielle ? Cette seconde question n'est pas aussi simple que celle que nous venons d'exposer et de résoudre. Avant d'aborder la discussion, il importe de préciser le débat. Nous nous trouvons en présence d'un triple courant d'opinions. Le premier est formé par les théologiens qui considèrent l'imposition des mains comme le seul rite essentiel et proprement sacramentel, opinion surannée, soutenue jadis avec éclat par le cardinal Pierre d'Auréol (2) et adoptée encore par quelques auteurs plus récents, entre autres, par Sirmond (3). Le second courant, plus compact, comprend les théologiens qui regardent la chrismation comme le seul rite essentiel : à cette catégorie appartiennent Durand, Sotus, Pierre d'Albi et, suivant plusieurs, saint Thomas luimême. Enfin le troisième courant est en quelque