Coloss
164 Section II. — Chapitre VII.
Amalaire et Alcuin s'accordent sur ce point (J). AUleurs encore, comme dans les Eglises d'Angleterre, l'invocation de la sainte Trinité ne se rencontre pas, mais l'onction est accompagnée d'une formule assez semblable à celle qui accompagne de nos jours l'imposition des mains. Un Pontifical d'une de ces Églises, remontant à peu près à mille ans, contient la prière suivante : « Que le Seigneur Dieu tout-puissant qui a tout créé de rien et vous a donné dans le Baptême son Esprit et la rémission de tous vos péchés vous conserve, amen; que celui qui adonné son Esprit-Saint à ses disciples dans les langues de feu éclaire vos cœurs par sa splendeur et les enflamme sans cesse de son amour, amen; afin qu'étant purifiés de tous vices et protégés par son secours contre toute adversité, nous devenions son temple, amen, etc. (2). y> D'autres formulaires contiennent des prières qui se rapprochent davantage de la partie de la formule du Pontifical où il est parlé du signe. Tel est le Pontifical d'Egbert, datant du milieu du VIIIe siècle, qui contient la formule suivante : « Recevez le signe de la sainte croix par le Chrême du salut dans le Christ Jésus pour la vie éternelle (3). » Magnifique formule, qui rapproche éloquemment l'onction du Chrême et le Christ, source et administrateur de toute onction. Parfois ce signe de la croix
i. Lib. de div. Offic. , c. 27.