Chardon, op. cit., en. 1, coll. cit., p
3. « Accipe signum sanctae crucis chrismate salutis in Christo Jesu in vitam aeternam. Amen. » Ibid.
était uniquement exprimé et constituait la formule à lui seul. Telle est la formule du Sacramentaire de Gélase : « Le signe de la croix pour la vie éternelle » ; et cette autre d'un ancien manuscrit de Beauvais : « Le signe du Christ pour la vie éternelle (*). »
Si nous rapprochons et recueillons ces versions des formules en usage dans les diverses Eglises, nous trouvons que la formule du Pontifical, avec les trois éléments expliqués plus haut d'après saint Thomas, est un résumé fidèle de la tradition occidentale.
Quant à la formule grecque, celle que nous trouvons encore aujourd'hui dans l'Euchologe est des plus simples : elle consiste en ces paroles : le sceau du don du Saint-Esprit (2). Elle est la même que prescrit le premier concile de Constantinople au can. 7. La plupart des rites orientaux ne sont pas plus explicites. Toutefois, les prières qui accompagnent cette onction et qui étaient jadis complétées par l'imposition séparée des mains, achèvent d'exprimer le sens de cette formule.
Si les paroles sacrées n'ont pas toujours été et ne sont pas partout les mêmes, la manière de pratiquer l'onction a, elle aussi, offert bien des pratiques différentes. Dans sa vingt-et-unième catéchèse saint Cyrille nous apprend que l'onction ne se faisait pas seulement sur le front, mais encore aux oreilles, aux narines, à la poitrine. Le premier concile de Con-