‹ La confirmationChapitre 66 sur 123 · Matth.. x · texte numérisé non relu

Matth.. x

guerre a ses propres passions, guerre au monde, à l'esprit, aux œuvres et à la puissance du monde. Aussi l'Eglise est tout ensemble une société militante et une cité de paix ; et le Christ, son chef béni, est figuré dans l'ancienne loi par David le victorieux et Salomon le pacifique. En adressant aux confirmés ce salut : « la paix soit avec vous (x), » le Pontife, qui figure Notre-Seigneur, les reçoit dans le sanctuaire de cette paix parfaite que donne la plénitude de l'Esprit de paix; et en leur donnant un léger coup sur la joue, il les proclame chevaliers du Christ et semble leur adresser cette antienne guerrière que l'Église entonne en la fête des saints Apôtres, les premiers généraux, formant en quelque sorte l'étatmajor du Christ, Roi et Conquérant du monde : « Estote fortes in bello, soyez forts dans le combat et luttez contre l'antique serpent et vous recevrez le royaume éternel. »

§ II. — Prières finales.

Le Pontife vient de marquer tous les fronts du signe du salut. Le sacrement est conféré. Avant de se diriger vers l'autel, l'évêque s'essuie les mains avec de la mie de pain, et se lave le pouce et les mains dans un bassin apporté à cet usage (2). Durant ce temps le chœur entonne l'antienne. « Confirma hoc, Deus 6 Dieu, confirmez ce que vous venez d'opérer en nous

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