‹ La confirmationChapitre 67 sur 123 · Luc, xxiv, 36. — Joan., xx · texte numérisé non relu

Luc, xxiv, 36. — Joan., xx

2. Cette eau et ce pain qui ont servi à purifier les mains de l'évêque doivent être jetés au sacrarium. V le texte du Pontifical à l'appendice.

i/o Section II. — Chapitre VIII.

du sein de votre temple sacré qui est dans Jérusalem. Gloire au Père, etc. » Magnifique prière, appel touchant à la persévérance. Car tel doit être le caractère du sacrement que le Pontife vient de conférer: il doit confirmer. Et si déjà après le Baptême le retour au péché, à l'esclavage du démon, à la mort, est un crime que l'Apôtre flétrit en tant d'endroits de ses écrits (x), que n'en sera-t-il pas de la désertion du drapeau sous lequel on a juré de combattre, de la profanation de la livrée que l'on porte, de la trahison de la cause dont on est le soldat? L'antienne étant répétée, le Pontife dépose la mitre, et, la face tournée vers l'autel, les mains jointes sur la poitrine, il commence une dernière prière. La foule vient d'implorer le don de persévérance ; le pasteur va joindre sa voix à celle du peuple. Aussi n'est-ce plus tourné vers lui, comme pour sa première prière préparatoire à la descente du Saint-Esprit, mais tourné vers l'autel, qu'il offre au Très-Haut sa supplication pontificale. Là, il commençait par le verset qui a coutume d'ouvrir l'action divine du ministère sacr 'é :« A dj hit 'oriu m nos tnim)>, -pour demander l'« assistance du Seigneur ». Ici, implorant une grâce, c'est la miséricorde divine qu'il va invoquer: « Ostende nobis, Domine, misericordiam tnam. Seigneur, montrez-nous votre miséricorde. » Et le peuple de répondre en chœur: « Et donnez-nous votre salut. Etsalutare tuum da nobis. » Donnez-nous ce don sans lequel toutes les grâces n'aboutissent point au salut

i. V. entre autres le chap. VI de la lettre aux Romains.

final. Puis, après les versets d'usage, le Pontife, debout, les confirmés se tenant à genoux, dit cette prière magnifique, qui est comme le résumé officiel de l'action auguste qui vient de s'accomplir : « Prions : ô Dieu, qui avez donné votre Saint-Esprit à vos Apôtres et avez voulu que par eux et leurs successeurs il fût transmis aux autres fidèles, abaissez un regard de bonté sur notre humble ministère, et accordez que le même Saint-Esprit, qui vient de descendre dans les cœurs de ceux dont les fronts ont été oints par nous du Saint-Chrême et marqués du signe de la sainte croix, fasse d'eux un temple de sa gloire, où il habite dignement. Vous qui vivez avec le Père et le même Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Ainsi sera béni tout homme qui craint le Seigneur (!). »

Inutile de faire ressortir comment cette imposante formule rappelle tout le mystère de la Confirmation, depuis la Pentecôte jusqu'à l'inhabitation du Saint- Esprit dans chaque âme marquée de son sceau. Remarquons comment la formule répond à celle de l'onction : nous y retrouvons la chrismation et la signation, confiymo te, signo te, et enfin la conclusion au nom de la sainte Trinité. L'absence d'une mention de l'imposition corrobore l'opinion que nous avons développée plus haut (2).

Le verset final, emprunté au Ps. cxxvn qui chante

1. « Ecce sic benedicetur homo, qui timet Dominum. » Ps. cxxvn.

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