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V. le Chapitre précédent

172 Section II. — Chapitre VIII.

les bénédictions accordées à ceux « qui craignent le Seigneur », résume la fidélité aux sept dons du Saint-Esprit, énumérés dans la formule de l'imposition, où le don de « crainte » figure en dernier lieu.

Après cette prière, le Pontife se retourne vers l'assistance et lui donne au nom de Dieu la bénédiction qu'elle avait implorée. Cette bénédiction répond directement à l'antienne Confirma hoc, Deus. C'est au nom de Jéhovah qui trône dans Sion, la vraie, l'éternelle Jérusalem, que l'évêque bénit le peuple en disant: « Que le Seigneur vous bénisse du haut de Sion, afin que vous voyiez les biens de Jérusalem tous les jours de votre vie et ayez la vie éternelle. Ainsi soit-il (J). »

Ayant ainsi terminé la cérémonie officielle, l'évêqu e s'assied, prend la mitre et avertit les parrains et les marraines du soin qu'ils doivent mettre à former leurs fils d'adoption aux bonnes mœurs, à mire euxmêmes le mal et à pratiquer le bien, et à leur apprendre le Credo, \^ Pater et l'Ave, puisque tel est leur devoir (2). Nous avons suffisamment développé cette prescription finale du Pontifical dans notre paragraphe consacré aux parrains et aux marraines. A cause des trois prières désignées dans le code liturgique on a coutume de terminer la cérémonie de la

i. « Benedicat vos Dominus ex Sion, ut videatis bona Jérusalem omnibus diebus vitae vestras et habeatis vitam aeternam. » RT. Amen.

2. « Expedita itaque confirmations Pontifex sedens, accepta mitra, Patrinis et Matrinis annuntiat, quod instruant filios suos bonis moribus, quod fugiant mala et faciant bona, et doceant eos: Credo in Deum, et Pater nosier, et Ave Maria, quoniam ad hoc sunt obligati. »

Confirmation par la récitation commune du Credo, du Pater et de Y Ave. C'est une belle pratique, directement conforme à l'esprit de l'Église et qui a en outre l'avantage de faire dire aux nouveaux confirmés une prière d'action de grâces pour la grande faveur qu'ils viennent de recevoir. Et quelle plus belle prière à cet effet que le formulaire de la foi, l'oraison du Christ et l'invocation à sa Mère?

§ III. — Bandeau chrismal.

Pour épuiser cette matière il nous reste à dire un mot du bandeau blanc que les confirmands tenaient en main en s'approchant du Pontife pour recevoir l'onction chrismale. L'onction étant faite, des ministres essuient le saint Chrême avec de la mie de pain et de la laine fine, puis ils bandent le front des' enfants. Anciennement il était d'usage de garder ces bandelettes au front pendant tout le temps que l'Église met à solenniser la descente du Saint-Esprit, c'est-à-dire pendant sept jours, nombre qui symbolisait en outre les sept dons du Paraclet. Chaque jour de cette octave était célébré par une dévotion spéciale en l'honneur d'un des sept dons. Nous possédons là-dessus un texte formel de X Ordre Romain et un passage très intéressant de Hugues de Saint- Victor (*).

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