Cf. Beffroi, I, p. 179, sqq
244 CHAPITRE COMPLEMENTAIRE.
exemple la Majestas Domini, ou la Trinité, ou la Sedes Sapientiœ, et les sept sacrements se groupent en cercle dans leur succession ordinaire, en commençant par le médaillon de gauche en bas.
Dans ces sortes de cycles chaque sacrement est représenté suivant les prescriptions liturgiques qui en déterminent l'administration. Pour la Confirmation, on représente de préférence l'évêque en chape blanche, la mitre sur la tête, assis sur le faldistoire, formant de la main droite le signe de la croix avec le saint Chrême sur le front d'un enfant agenouillé devant lui. D'un côté du prélat se tient le parrain du petit garçon ou la marraine de la petite fille. De l'autre, deux clercs portent, l'un la crosse de l'évêque, l'autre l'ampoule du saint Chrême. Il suffit donc de cinq personnages pour décrire suffisamment la scène de la Confirmation. Sur un tableau plus vaste, on représentera un enfant déjà confirmé, recevant le bandeau d'un autre clerc placé à côté du parrain ou de la marraine; on y ajoutera aussi deux diacres en dalmatique se tenant derrière le prélat. Enfin, si l'on veut grouper en divers panneaux, autour de la scène liturgique, tout l'ensemble de la doctrine catholique touchant la préfiguration, l'institution et la promulgation de la Confirmation, on représentera, à côté de l'acte liturgique, le Sauveur sortant du Jourdain et recevant l'Esprit-Saint sur son chef sacré, la scène de la Pentecôte, et puis, parmi les figures de l'Ancien Testament, la colombe de l'arche, Jacob bénissant Éphraïm et Manassé, et le sacre de Salomon,
trois traits où nous retrouvons le symbole de l'Esprit- Saint avec l'onction et l'imposition des mains. Le texte le plus éloquent à placer sous la représentation de la Confirmation nous semble être celui d'Isaïe, dont s'inspire la cérémonie de l'imposition des mains : « Requiescet super eum spiritus Domini : Spiritus sapientiœ et intellectus \ spiritus consilii et fortitudinis> spiritus scientiœ et pietatis et replebit eu m spiritus timoris Domini. L'esprit du Seigneur se reposera sur lui : l'esprit de sagesse et d'intelligence, l'esprit de conseil et de force, l'esprit de science et de piété, et l'esprit de la crainte de Dieu le remplira (*) » ; ou encore cet appel à la persévérance, qui retentit après la cérémonie sacramentelle : « Confirma hoc, Deusy qnod operatus in nobis. Confirmez, ô mon Dieu, ce que vous avez opéré en nous. »
§ III. — Représentation des dons du Saint- Esprit.
Non contents de reproduire sur les vitraux et les murs de nos cathédrales, sur les triptyques de nos autels,la doctrine des sept institutions sacramentelles et leur action liturgique, les artistes du moyen âge se plaisaient à représenter les effets de la grâce produits par les canaux divins.
Les sept dons du Saint-Esprit, fruit direct et spécial de la Confirmation, ont souvent inspiré leur génie.
C'est sous la forme de colombes, nimbées le plus