I. IS., XI
souvent, et se portant par leur vol vers le centre de l'auréole qui les réunit, que l'iconographie les a presque toujours représentés, symbolisant ainsi à la fois leur émanation de la colombe divine et leur retour vers le foyer d'où ils sont issus. Dans le foyer se trouve le don de sagesse, en sorte que l'attitude des six autres colombes exprime ce verset du psaume <<; la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse (*). »
De là, le centre de la rose fut naturellement occupé par une représentation spéciale de la Sagesse divine et éternelle, Vayia ïuziy. des Grecs. Et comme la Mère de Dieu est appelée dans la liturgie et l'Écriture le trône de sagesse, sedes sapientiœ, et que l'Eglise, dans les offices de Marie, se plaît à lui appliquer les passages sublimes des Livres saints qui chantent la sagesse éternelle(2), l'image bénie de la Mère de Dieu, tenant sur ses genoux son adorable Fils, vint naturellement remplir le centre de l'auréole. Souvent usitée séparément, cette représentation de la sedes sapientiœ, dont plusieurs des plus célèbres sanctuaires de Belgique conservent des spécimens remarquables (3), reçut un nouvel éclat de son union avec les dons du Saint-Esprit : elle exprimait éloquemment cette consolante vérité, que Marie est le <{ canal de toutes les grâces célestes », ainsi que