Bar., m
nus in cujus conspectu sto. Je jure par le Seigneur en présence duquel je me trouve (x), » fière réponse que fit le serviteur du Dieu d'Israël à la face du roi idolâtre. Salomon est la figure du don de science, dont un chien est le symbole. Le roi pacifique porte ces mots, qui rappellent le don qu'il demanda et obtint de Dieu : € Datus est miki sensus consummatus. J'ai reçu une science parfaite (2). » Symbolisé par la colombe, le don de piété est figuré par Samuel, avec ces mots : « Absit a meut desinam orare pro vobis. Loin de moi de cesser de prier pour vous (3). »
Telle est la disposition des six médaillons qui rayonnent autour du centre. On s'attendait naturellement à trouver dans celui-ci la représentation du don de crainte. Mais, nous l'avons déjà dit, au lieu d'une figure exprimant cette vertu, le médaillon est occupé par la sagesse, la y.yix roxpia des Grecs. A côté d'elle, dans une attitude secondaire, on voit deux autres figures représentant saint Paul et saint Jean, les deux types achevés de la sagesse dans le Nouveau Testament. Trois textes, l'un se rapportant directement à la sainte Sophie, les deux autres empruntés au Docteur des Gentils, complètent la pensée de l'artiste. Ce sont les paroles de l'Ecclésiastique : « Ego in altissimis liabitavi, et thronus meus in columna nubis. J'ai habité dans les sommets des cieux, et mon trône est placé sur une colonne de nuée (4) » ; cette exclamation de l'apôtre : « O altitudo divi-
i III Reg., xvii, i. —2. Sap., vi, 16 ; vu, 7. — 3. I Reg. , xii, 23. — 4. Eccl., xxiv, 7.
tiariim sapientiœ et scientiœ Dei ! O élévation des trésors de la sagesse et de la science de Dieu (l) » ! enfin : « Gloriamut in Deo per Dominum ?wstrum Jesam Christîim, per quem reconciliaticmem mine accepimns. Nous nous glorifions en Dieu par Notre-Seigneur JÉSUS-Christ, par qui nous avons maintenant reçu la réconciliation (2). »
Une prière en quatre hexamètres se déroule sur l'étroit marli. Nous la donnons suivant la lecture de l'érudit archéologue auquel nous empruntons ces détails : « O Esprit, accorde-nous ces dons venus du ciel, ces grâces, dont la royale légion des Saints reçoit sa beauté, sa force et son éclat : transforme ces dons de toute manière ; celui qui les donne est un et toujours le même (2). »
§ IV. — Les vases au saint Chrême.
Si la doctrine de la Confirmation, l'action liturgique et les effets de cet auguste sacrement ont laissé des traces dans les monuments primitifs de l'art chrétien et fourni plus tard une source féconde au génie des artistes, l'administration même du saint Chrême a nécessité la création d'ustensiles spéciaux qui n'ont pas tardé, eux aussi, à revêtir une forme artistique (3).