‹ La confirmationChapitre 92 sur 123 · Rom., xi, 33. — 2. Ibid., v · texte numérisé non relu

Rom., xi, 33. — 2. Ibid., v

2. Ha±c tu neuma da, supero de cardine lata. His carismatibus sanctorum regia tribus Ornatur, firmatur, glorificatur, et omni Verte quideni natura, sed dator unus et idem.

3. Cf. Kraus, Real. EncycL, 1, p. 212. Martigny, Dictionn. des antiq. chrét., p. 172. Reusens, Éléments darchéol. chrét., I, p. 219.

Dans les premiers temps on se servait pour l'administration de l'onction chrismale de patènes larges, appelées patena chrismalis ou chrismatis, contenant un enfoncement au milieu (*). Ces patènes pouvaient contenir assez de saint Chrême pour les cérémonies en vue desquelles il était consacré ; car, ainsi que nous l'avons dit plus haut, dans les cinq premiers siècles les évêques avaient coutume de consacrer le Chrême autant de fois qu'ils en avaient besoin. Il est difficile de préciser quels étaient en dehors de ces patènes chrismales (2), les vases sacrés dans lesquels on conservait les huiles saintes ; car il est hors de doute qu'ils ont dû exister. Les plus anciens modèles conservés ne remontent guère qu'à l'époque de l'art ogival.

En étudiant les vases aux saintes huiles conservés des siècles du moyen âge, on en reconnaît aussitôt de trois catégories différentes. Les premiers, de grandes dimensions, étaient destinés aux églises cathédrales, où l'évéque consacrait, une fois l'an, la quantité suffisante pour les besoins de tout un diocèse. Dans son étude complétive d'un article inté-

1. Anastase le Bibliothécaire fait mention de ces patènes dans la vie de S. Sylvestre.

2. On distingue cinq espèces de patènes : i° les patènes sacerdotales, (minores) à l'usage du célébrant dans le Saint Sacrifice ; 20 les grandes patènes, dites ministéx-ielles, pour la communion des fidèles ; 30 les patènes chrismales ; 40 les patènes' d'apparat, destinées uniquement à la décoration des autels ; 50 la patène en métal doré que, dans certaines communautés, chaque religieuse tient elle-même sous son menton en recevant la communion. Cf. Abb. Corblet, Vases et ustensiles euchar. Revue de l 'Art chrétien, 1884, p. 157 sq.

ressant de M. le professeur Helleputte (c), publiée, comme ce dernier, dans la Revue de l'Art chrétien, monsieur Schûtgen(2) signale deux séries de vases de cette nature, conservés encore aujourd'hui à la cathédrale de Cologne. Confectionnés en étain les uns et les autres, ces vases ont à peu près un demi-mètre de haut. Les vases de la première série datent du XIVe siècle, et ont la forme d'une cruche à couvercle avec anses ; le contour en est fortement et richement profilé. Ceux de la seconde série, du début du XVIIe siècle, affectent la forme de balustres, et n'ont ni anses ni couvercles, mais ils sont pouvus d'un bec, qui fait défaut aux premiers.

La seconde catégorie est composée de vases de dimension moyenne, destinés aux usages des églises décanales. Ce sont pour la plupart des boîtes isolées, bien fermées; elles ne sont pas en général facilement accessibles au pouce, et leur contenu doit être versé pour l'usage manuel dans un autre vase plus petit Il ne nous reste que fort peu d'exemplaires de ces vases. Le plus remarquable paraît être l'appareil conservé à l'église de Saint-Michel à Louvain. On y voit trois ampoules de forme assez ronde mais aplatie aux deux faces, fixées dans une barre de métal richement ornée, soutenue auxangles de quatre anges et surmontée d'un dais à toitureàdeux facettes. Nous renvoyons le lecteur à la description détaillée qu'en

1. Matériaux pour servir à l'histoire des vases aux saintes huiles. Rev. de T Art chrétien, 1884, 146, seqq.

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