‹ La confirmationChapitre 97 sur 123 · Ô2 ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

Ô2 ÉPILOGUE

— Mais, [Monseigneur, j'ai lu pourtant que saint Laurent disait à saint Sixte : « Où allez-vous, mon Père, sans votre fils. Pontife saint, où allez-vous sans votre diacre? » Vous n'avez pas l'habitude d'offrir le sacrifice sans un répondant! Vous me ferez votre diacre plus tard!

L'évêque ouvrit ses bras au généreux enfant et le tint longtemps embrassé pour maîtriser leur émotion mutuelle. Puis enfin, d'une voix grave et presque prophétique, le vénérable vieillard lui dit:

— Mon enfant, je te promets de te demander de préférence à tout autre, si j'ai besoin de quelqu'un à Jersey. En attendant, apprends bien le latin, applique-toi bien à toutes les études, et quand je reviendrai je te ferai prêtre.

Le jour allait paraître, Mgr de Pressigny partit

Jean-Marie se mit à l'étude avec une ardeur égale à son zèle pour la religion. Rappelés à Saint-Malo, ses parents furent bientôt mis en arrestation. Alors Jean-Marie s'entendit avec une jeune amie, âgée de quatorze ans et l'aînée comme lui de plusieurs petits frères, pour faire la correspondance des prêtres cachés avec les fidèles catholiques de Saint-Malo; leur précoce prudence gardait tous les secrets, leur zèle aplanissait les difficultés. Jean-Marie était l'enfant de chœur de tous les ecclésiastiques déguisés. Bientôt il eut lui-même pour disciples quelques jeunes gens dignes de lui par la foi et par la modestie. Il cultiva leur instruction par tous les moyens possibles à cette époque désastreuse, et il leur enseignait la théolosrie sous la direction d'un saint prêtre, afin

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