H. BORDIER
(Suite)*.
Nous avons exposé dans la première partie de cette notice l'origine de la Confrérie fondée par la bourgeoisie parisienne, à la fin du xiii<^ siècle, en l'honneur du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle et de tous les pèlerinages en général. Nous avons montré l'essor que prit tout d'un coup cette institution en i3i5, grâce à Tavénement d'un nouveau roi, et les premiers résultats de ce développement subit, c'est-à-dire la constitution officielle de l'association, son renouvellement sur un pied d'apparat, la réunion de fonds considérables à son profit et l'achat de terrains dans le plus beau quartier de Paris pour les constructions qu'elle projetait ; le tout obtenu dans l'intervalle des années 1 3 1 5 à 1 3 1 9^. Nous avons ensuite jeté un coup d'œil sur les archives de cette corporation, archives heureusement conservées jusqu'à nous, et nous les avons sommairement décrites^ en donnant quelques extraits des actes qu'elles renferment. Nous avons terminé en promettant aux lecteurs, s'il en est que ce sujet puisse captiver, de puiser encore à la même source quelques études plus approfondies, notamment ce qu'on peut savoir sur la construction des bâtiments de Saint-Jacques et ce qu'était le banquet annuel où tous les confrères se réunissaient pour célébrer joyeusement, le verre en main, la clôture de chaque exercice. Entrons donc dans ces deux derniers sujets en commençant par ce qui concerne l'architecture.