Bouiaric, La France sous Philippe le Bel, p
2. 3o s. assis en partie « sus la maison Estienne Chevalier deirières Saint-Gervais. » Voy. sur Guillaume Piz d'Oe, p. 2o5 et 218, et sur les Chevalier, p. 218 et 227.
3. C'est-à-dire de Passy. La qualification de sire se donnait aux membres de l'échevinage de Paris.
4. Inscrit dans la liste des prévôts et échevins (Voy. VHist. de VHôtel-de- Ville de Paris, par Le Roux de Lincy, 1846) à l'année i32i, mais avec une lacune antérieure depuis i3i4 et une postérieure jusqu'en i345. On voit par notre pièce qu'il faut étendre l'exercice de Jehan Gencian de i32i au moins jusqu'en août 1324.
5. Il est vrai que plus d'une des promesses faites à la confrérie fut difficile à faire réaliser. Au dos du compte de i32 5, on lit une liste des « Rantes à l'ospital promises dont l'on n'a pas lettres et si sont à asseoir ». Cette liste commence ainsi: « Premièrement xx 1. de rente de mons. Challes de Vallois; item xl s. de rante de mons. Boulchart de Gaseram; x 1. p. de rante avec xl 1. p. de argent atant que Geffroy Coquatris promit, les quiex ses hers sont tenus de randre; it. xx s. de rante avec une piesse de terre contenant iiij arpens ou environ asize houtre le ponsiau du bras de Bercy, que Nicolas de Pacy a promis et laquele terre nous avons mis en labourée; it. l'an nous balia que Garnier Marcel avoit promis xx s. de rante, les quiex nous lui avons demandé et il a respondu que il n'an promit que X s., les quiex sont encore à asar (asseoir); it. xx s. de dame Agnès de Compans, les quiex nous li avons demandés et elle dit que nus n'an promict. » Cette liste de débiteurs douteux contient quarante articles.
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quantité de rentes déjà amorties dont elle avait été mise en possession : de monseigneur Bouchard de Montmorenci, chevalier, 81.; de monseigneur Bouchart, chevalier, 40 s., et diverses autres sommes de Alice la Chèvre ^ Jean de Laich, Ancel de Pontoise, Guillaume de Charny^, Guillaume Huré le viel et Marceau de Compiègne. Le tout réuni montait à 162 1. i3 s. p. de rente.
Ce n'est pas tout. La confrérie reçut aux premiers moments de son extension toutes sortes de présents. Ceux des bourgeois de Paris qui s'y étaient affiliés, mais qui ne pouvaient pas ou n'aimaient pas donner de rentes, s'acquittaient en offrant des objets mobiliers ou en fournissant des choses de leur commerce, des denrées, du vin, des chevaux, des habits, de simples ustensiles. Il y en eut un qui légua trente journées d'un maçon et de son aide pour la construction des bâtiments. Aux faveurs dont la royauté avait déjà comblé l'association naissante, le roi Philippe le Long ajouta un don de 5 00 livres, et son oncle Charles, ainsi que sa belle-mère la comtesse Mahaut, se distinguèrent aussi par leur générosité^.
Les dons continuèrent pendant les années suivantes en assez grande abondance pour former un long chapitre à part.
La réunion de tant d'adhésions et de souscriptions, surtout lorsque beaucoup de ces libéralités étaient assises en rentes, et que ces rentes pour passer entre les mains d'un établissement de main morte devaient subir la formalité dispendieuse de l'amortissement, exigea naturellement beaucoup d'efforts et beaucoup de temps. C'était en iSiy que le projet de fonder une église et un hôpital avec des chapellenies bien rentées et de beaux services pour les confrères morts, à l'exemple de ce qui se pratiquait dans la grande confrérie de Notre-Dame, avait commencé à prendre de la consistance''; ce fut seulement à la fin de l'an i3i8 que se