juillet 1884. — On établit le divorce
15 décembre 1904. — On autorise le mariage entre complices adultères.
13 juillet 1907. — On abrège le délai imposé aux divorcés avant de se remarier.
") juin 1908. — On accorde le divorce de droit après
as ans de séparation.
5 juin 1908. — On légitime les enfants adultérins.
car ce n'est pas d'aujourd'hui que date la franc maçonnerie; toujours elle a eu le même but et toujours et elle a eu recours aux mêmes moyens.
De nos jours, qui ne voit à quels excès de mondanité la noblesse est poussée par les journaux mondains, tels que le Figaro, le Gaulois, et d'autres. Se sont-ils jamais demandé qui les inspirait sous ce rapport ?
Dans notre société chrétienne, la femme, le regard fixé sur Marie, maintient dans la famille, dans la société, l'arôme de la pureté. La vertu qui émane d'elle, enveloppe l'homme, même vicieux, le force à rune certaine retenue et parfois arrive même à le tirer de sa corruption. La secte le sait biei\; aussi s'emploie-t-elle de son mieux à entraîner le sexe dans la fange. Vindice ne nous le laisse pas ignorer. « J'entendais dernièrement, continue-t-il, un de nos amis rire d'une manière philosophique de nos projets, et nous dire : Four abattre le catholicisme, IL FAUT commencer par supprimer la femme. Le mot est vrai dans un sens, mais puisque nous ne pouvons supprimer la femme, corrompons-la. » Les lycées de filles n'ont-ils pas été créés dans l'intention de répondre à ce mot d'ordre?
N'est-ce point la même pensée qui a dicté les décrets Combes, qui ont fait fermer tous les établissements tenus par les religieuses ? Les religieuses, en classe, puis dans les réunions dominicales, inspirent aux jeunes filles le .respect d'elles-mêmes, la décence et la pureté. C'est par les mères religieuses qui les ont élevées, que la foi et les mœurs chrétiennes se sont maintenues dans tant de foyers, malgré tous les entraînements et toutes les séductions. Disséminées partout dans nos villes et dans nos vi'lages, elles étaient le plus puissant obstacle à la
grande entreprise de corruption poursuivie par la secte. Elle résolut de les faire disparaître. On s'est demandé par quelle aberration nos gouvernants avaient pu choisir ainsi comme premières victimes ces femmes si dévouées à tout bien, si vénérées des populations au milieu desquelles elles se trouvent. Il n'y a pas eu d'erreur, il y a eu calcul (1).
Mais nous ne pouvons tout dire sur ce sujet délicat de la corruption de la femme et de la corruption par la femme. Il est bon cependant d'avertir les familles de prendre garde à qui s'introduit chez elles, à surveiller ce qu'y s'y passe. Le 7 décembre 1883, le journal VEmeufe de Lyon écrivait : « Il est temps de renforcer nos bataillons avec tous les éléments qui épouseront nos haines... Les filles seront de puissants auxiliaires; elles iront chercher les fils de famille jusque dans le giron de leur mère pour les pousser au vice, au crime même; elles se, feront les servantes des filles des bourgeois pour pouvoir leur inculquer les passions honteuses... Il est encore une autre besogne utile qui incombera à ces auxiliaires femmes, au milieu de ces familles ennemies; mais nous n'en dirons rien et pour cause. Telle pourra être l'œuvre des femmes attachées à la révolution. »
Le premier auteur de la loi qui a créé les lycées de filles, le juif Camille Sée, a déclaré que l'œuvre de déchristianisation de la France n'obtiendrait son plein succès que lorsque toutes les femmes au-
1. Ce qui est surprenant, c'est qu'une suggestion aussi longue, aussi continue, aussi persévérante, aussi intensive, n'ait pas produit des résultats encore plus effrayants. Il fallait que notre pays et que le peuple de France eussent en réserve une provision de moralité fort considérable, pour résister si longtemps à un pareil traitement.
raient reçu l'éducation laïque. « Tant que l'éducalion des femmes, a-t-il dit dans son rapport à la Chambre en 1880, finira avec l'instruction primaire, il sera presque impossible de vaincre les préjugés, la superstition, la routine; » lisez les traditions catholiques, le dogme, la morale. Et le F. • . Bienvenu- Martin, ministre de l'Instruction publique, se réjouissant d'avoir occupé ses vacances parlementaires à l'inauguration de nombreux lycées et collèges de filles en donnait cette raison : « Il s'agit de transformer les âmes féminines. »
En janvier 1906, le renégat Charbonnel eut une interview avec le même ministre. La liaison en rendit compte.
« Je voyage beaucoup, dit le ministre, pour une cause que j'ai profondément à cœur, l'éducation des jeunes filles. Je suis allé inaugurer nombre de lycées et de collèges à leUr usage. Nous arrachons la femme au couvent et à l'Eglise. » « L'homme fait la loi, la femme fait les mœurs. » En entendant ces paroles, dit M. Charbonnel, je ne me sentis pas de joie. »
Ici encore l'initiative avait été prise par les loges.
Le 6 septembre 1900 le Couvent du Grand-Orieïit de France renvoya « à l'étude des loges la recherche des moyens les plus efficaces pour établir l'influence des idées maçonniques sur les femmes, tenter de les arracher à l'influence des prêtres et créer telles institutions aptes à atteindre ce but. » (1).
En exécution de ce vœu et d'autres semblables, le conseil de l'Ordre adressa à toutes les loges une circulaire (n^ 13), datée du 15 décembre 1902, leur disant : « La puissance du cléricalisme a été développée et consolidée grâce à la femme, et c'est même grâce à elle que cette puissance malfaisante se main-