Compte rendu du Convent de 1900, p
tient et s'exerce. Il faut donc opposer à la femme nourrie d'idées fausses et de superstitions ridicules, la femme forte, la femme maçonnique, connaissant nos principes et nos aspirations et les inculquant à nos enfants. »
Il y a pis encore que ce que nous venons de voir, plus révoltant et plus satanique. Vindice, après avcir dit : « Corrompons la femme »;, ajoutait : « Corrompons-la avec l'Eglise : Corruptio optimi pesswia. C'est la corruption en grand que nous avons entreprise : la corruption du peuple par le clergé et du clergé par nous, la corruption qui doit nous conduire à mettre un jour l'Eglise au tombeau. Le but est assez, beau pour tenter des hommes tels que nous. Le meilleur poignard pour frapper l'Eglise au cœur, c'est la corruption. A l'œuvre donc jusqu'à la fin! »
On s'est mis à l'œuvre. Qu'un prêtre soit ccrrompu ou que le peuple croie à sa corruption, c'est à peu près la même chose pour l'effet que la secte a en vue : propager le vice, en donnant à penser que la vertu est impossible, que tous les hommes sans exception se livrent à leurs passions, et que là où il ]^araît y avoir plus de retenue, il n'y a que plus d'hypocrisie. /
Aussi, dès la révolution de 1830, le prêtre fut représenté sur les théâtres et dans les romans comme un être rempli de turpitudes. A la fin du second Empire, commencèrent, et depuis que la République est devenue maçonnique, ont été repris, ces procès scandaleux qui ne sont la plupart du temps intentés que pour permettre aux journaux de la secte d'imputer au clergé les vices les plus honteux. Il fallait cependant autant que possible ne pas se contenter de calomnier; corrompre effectivement serr.it bien nii."ux; et c'est pourquoi a été faite la loi des curés sac au
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dos, qui livre l'innocent lévite aux promiscuités de la caserne; et comme un an de caserne ne prodaisait pas l'effet voulu, on l'astreignit à deux ans et on le fit assister aux conférences pornographiques.
Vindice n'était pas seul à parler comme nous venons de l'entendre. Au même moment, ou à peu près, Quinet, professeur au collège de France, fit tUne édition des œuvres de l'immonde Luthérien, Marnix de Sainte-Aldegonde, et il en donna cette raison dans la préface qu'il y mit : « Celui qui entreprend de déraciner une superstition caduque et malfaisante comme le catholicisme, s'il possède l'autorité, doit avant tout éloigner cette superstition des yeux du peuple et en rendre l'exercice absolument impossible, en même temps qu'il ôte toute espérance de la voir renaître. Pour réaliser cette espérance, il s'agit non seulement de réfuter le papisme, mais de l'extirper; non seulement de l'extirper, mais de le déshonorer; non seulement de le déshonorer, mais comme le voulait la loi germaine contre l'adultère,, de « l'étouffer DANS LA boue. » (Pagcs 31 et 37). (1).
Quel honneur plus grand pour le catholicisme que d'avoir de tels ennemis, et de les voir réduits à employer et à afficher de tels moyens dans l'espérance d'avoir raison de nous!
Scipion Pertrucci, secrétaire de Mazzini, peignait bien ses F. • . lorsque, le 2 avril 1849, il disait à Paul Ripari : « // nosfro è un graii partito porco; questo in famiglia lo possiamo dire. Notre association est un grand parti de pourceaux. Ceci, nous pouvons le dire en famille. »
1. Il n'est pas inutile de remarquer qu'en 1903 le gouvernement de la République a fêté et même fait fêter par les enfants des écoles le centenaire de la naissance d'Edgar Quinet.