‹ La conjuration antichrétienneChapitre 54 sur 92 · Le Sillon, n» du 4 juin 1903, p · texte numérisé non relu

Le Sillon, n» du 4 juin 1903, p

Les Juifs sont internationalistes depuis leur dispersion. Est-ce qu'il n'est pas absolument logique, absolument naturel de penser que l'internationalisme juif n'est pas absolument étranger à l'internationalisme révolutionnaire ? Ça l'est d'autant moins qu'on voit actuellement, en France, les journaux, révolutionnaires « actionnés » par los Juifs, et en Russie, les révoltes organisées par les mêmes juifs.

Mais on ne se borne point à semer l'idéo, on travaille à sa réalisation, et tout d'abord en paralysant les nations marquées pour disparaître les premières. Qui peut .avoir oublié les efforts qui furent faits^ après la victoire de la Prusse sur l'Autriche, pour empêcher la France de tenir son armée en état de résister à l'assaut qui allait lui être livré (1)!

En mai 1869, Gambetta posant sa candidature à Paris contre Carnot, laissait inscrire dans son cahier électoral « la suppression des armées permanentes, cause de ruine pour les finances et les affaires de la nation, source de haine entre les peuples et de défiance à l'intérieur ». Jules Simon disait dans le même temps : « Quand je dis que l'armée que nous voulons faire serait une armée de citoyens et qu'elle n'aurait à aucun degré l'esprit militaire, ce n'est pas une concession que je fais, c'est une déclaration et une déclaration dont je suis heureux. Car c'est pour qu'il n'y ait pas en France d'esprit militaire que nous voulons avoir une armée de citoyens qui soit invincible chez elle (!) et hors d'état de porter la guerre au dehors. S'il n'y a pas d'armée sans esprit militaire, que nous ayons une armée qui n'en soit pas une. » L'année précédente, il avait dit (Séance du 17 juillet 1868) : « L'armée, puisqu'on dit qu'il en faut une... » Les gauches applaudissaient, elles réclamaient le désarmement universel, de sorte que M. Caro put écrire d'elles, au moment de nos désastres, qfu'elles avaient « préparé de toutes leurs forces, en fait, le désarmement de la France. » C'est bien ici le cas de redire le mot de M. Montégut : « Une sorte d'émulation patricide règne dans, le camp de la démocratie (2)? »

1. Voir Groyau : L'idée de la Patrie et V Humanitarisme, chap. I.

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