‹ La conjuration antichrétienneChapitre 66 sur 92 · XV, p. 677, année · texte numérisé non relu

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blie et officielle dont le christianisme nous offre le modèle. Nous sommes, au contraire, le type le plus absolu de démocratie religieuse, et chacun de nous est le juge suprême de la foi. »

La réforme ne porte point seulement sur le dogme : les progressistes Veulent la disparition prohibitive du sabbat, etc.,- etc. L'Univers israélité va même jusqu'à dire : « Qui sait? Peut-être vont-ils jusqu'à se flatter in petto, que la circoncision, ce cachet divin que nous portons sur notre chair, selon la poétique expression du Talmud, sera rayée par un trait de plume (1). » En même temps, une autre feuille juive, la Neuzeit, attaque avec violence dans l'antique capitale de l'empire allemand, à Vienne, « la vie israélité tout entière, le Talmud, le Schoulchan Arouch, les traditions, les cérémonies religieuses du foyer domestique. »

« Nous voulons marcher, s'écrient les voix tumultueuses des réformistes. Nous ne saurions être pour un statu quo béat et inintelligent dont il existe etn.core des coryphées! L'immobilité n'est, en ce moment surtout, le droit ni l'avantage de personnie. Unir le passé au présent de manière à préparer Vavenir par d'utiles améliorations faites à propos, c'est le secret de la durée pour nos croyances. Depuis un demi-siècle, on a, malgré les cris et les protestations de ce qui s'intitule l'orthodoxie, réalité nombre de changements avantageux taxés à l'origine de subversifs et d'impies, et l'on n'est pas au bout de cette féconde transformation » (2). « Une religion n'est à nos yeux ni une morale inflexible, ni une matière inerte qui se prête à d'incessantes expériences; c'est un être vivant, perfectible, ayant,

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