‹ La conjuration antichrétienneChapitre 76 sur 92 · La Religion à Rome sous les Sévères, Paris · texte numérisé non relu

La Religion à Rome sous les Sévères, Paris

vice. Néron était entouré d'esclaves juifs, Poppée était à demi-juive. L'historien dos Persécutions, M. Paul Allard, se range au sentiment de saint Clénient qui attribue à leur jalousie, la première persécution.

Lorsqiie l'empereur Sévère, publia l'édit par lequel il interdisait la propagande juive et chrétienne, cet édit fut si peu observé à l'égard des juifs et si cruellement obéi contre les disciples du Christ que l'on vit des chrétiens trop lâches pour braver les supplices et trop attachés cependant au cu-te du Dieu unique pour brûler de l'encens devant les idoles, se réfugier au sein du judaïsme.

Sous la persécution de Dèce, les juifs, dit M. Paul Allard (1) assistent avec une curiosité ardente, avec une joie hiaineuse, à l'épreuve imposée, aux chrétiens. On entendait partout leui^s voix, s'élevant avec l'accent du triomphe. Ils se plaisaient, comme le leur reprocha un martyr (2) à piétiner lâchement sur des ennemis tombés. Comme au temps de Polycarpe, ce fut alors la colonie juive qui se montra l'ennemie la plus acharnée des chrétiens. Le peuple païen regardait curieusement, mais les juifs prenaient part, jouaient un rôle actif.

Julien l'apostat, reconnut vite, chez les juits, ses meilleurs alliés dans la guerre sourde, incessante, qu'il fit aux chrétiens : « Leurs inimitiés séculaires, dit saint Grégoire de Nazianze, les désignaient pour auxiliaires à celui-ci » (3); et ceux-ci se hâtèrent de mettre à profit les dispositions de l'empereur pour assouvir de nouveau leurs haines tiaditionnelles. On les vit en Egypte, en Asie, incendier impunément les basiliques chrétiennes.

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