Oratio, v
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On sait que l'apostat voulut les rassembler de nouveau en corps de nation, rendre à Jérusalem son caractère de ville sainte et pour cela relever le Temple. Saint Jean Chrysostome dit qu'il avait mandé près de lui les principaux d'entre les juifs et que c'est à leur suggestion qu'il avait conçu l'idée de donner un démenti public à la prophétie de Notre- Seigneur Jésus-Christ, telle qu'elle était interi>rétée.
Après les persécutions, les juifs donnèrent à leur haine un autre cours. Déjà le judaïsme s'était introduit dans l'Eglise même pour y porter le trouble, la division et l'hérésie. Ce fut l'œuvre de Simon le Mage, des Gnostiques, de Manès et de ses adhérents ou de ses émules. Ce fut l'œuvre de tous \es hérésiarques, non pas qu'ils aient été tous de race juive, mais tous ont suivi ses inspirations. Nous en avons pour garant Bernard Lazare, ce juif qui fut l'un des grands agents de l'affaire Dreyfus et à qui la Républiqpie en reconnaissance éleva une statue. Dans son livre L'Antisémitisme, son histoire, ses causes (1), il dit: « Ce sont ces rationalistes et ces philosophes (juifs) qui, du X® au XV^ siècle, jusqu'à la Renaissance, furent les auxiliaires de ce qu'on peut appeler la Révolution générale de l'humanité. » « Les juifs laverroïstes furent les ancêtres directs des hommes de la Renaissance. C'est grâce à eux que s'élabora l'esprit de doute et aussi l'esprit d'investig'ation. Les platoniciens de Florence, les aristotéliciens d'Italie, les humanistes d'Allemagne vinrent d'eux. C'est grâce à eux que Pomponazzo composa des traités contre l'immortalité de l'âme, grâce à eux encore que chez les penseurs du XVI® siècle, germ^ ce
1. Cet ouvrage, comme son titre l'indique, a été écrit pour combattre celui d'Edouard Drumont. Les aveux que nous en recueillons ici sont donc doublement précieux.
théisme qi:i corresponclit à une décadence du catholicisme ». C'est donc, d'après Bernard Lazare, aux juifs qu'il faut attribuer l'origine et le principe de la civilisation moderne et du conflit qui depuis lors n'a cessé entre elle et la civilisation chrétienne après avoir été préparé par eux durant des siècles.
« La Réforme en Allemagne comme en Angleterre, c'est toujours le même juif qui parle, fut un de ces moments où le christianisme se retrempa aux sources juives. C'est l'esprit juif qpii triompha avec le protestantisme ». « L*exégèse, le libre examen sont fatalement destructeurs, et ce sont les juifs qui ont créé l'exégèse biblique, ce sont eux qui les premiers ont critiqué le symbole et les croyances chrétiennes. » Un autre juif, M. Damiesteter, résume ainsi tout ce qui peut être dit à ce sujet : « Le juif s'entend à dévoiler les points vulnérables de l'Eglise, et il a à son service, pour les découvrir, outre Fïntelligence des Livres saints, la sagacité redoutable de l'opprimé. Il est le docteur de l'incrédule; tous les révoltés de l'esprit viennent à lui dans l'ombre ou à ciel ouvert (1). Il est à l'œuvre dans l'immense atelier de blasphèmes du grand empereur Frédéric et des princes de Souabe ou d'Aragon : c'est lui qui forge tout cet arsenal meurtrier de raisonnement et d'irouie qu'il léguera aux sceptiques de la Renaissance, aux libertins du grand siècle, et le sarcasme de Voltaire n'est que le dernier et retentissant écho d'un mot murmuré six siècles iauparavïint, dans l'ombre du Ghetto, et plus tôt encore, au temps de Ce! se et d'Origène, ïlu berceau même de la religion du Christ. » Ayant pris une grande part dans la Renaissance (2),
1. De nos jours les rapports de M. Loisy avec le juif Joseph Reinach ont été rendus publics.
2. M. Flavien Brenier a magistralement montré que les bumaiiistcs italiens étaient inspirés par les Juifs.
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dans la Réforme, dans le philosophisme, dans toutes les hérésies, les juifs n'en eurent pas une moindre dans la Révolution (1), la preuve à en donner serait longue, contentons-nous de ces aveux de Bernard Lazare : « Le juif a l'esprit révolutionnaire; conscient oti non, il est un agent de révolution ». « Pendant la période révolutionnaire, les juifs ne restèrent p'as inactifs. Etant donné leur petit nombre à Piaris, on les Voit occuper une place considérable, comme électeurs de section, officiers de légion, ou assesseurs, etc. Il faudrait dépouiller les archives des provinces pour déterminer leur rôle général. » « Pendant la seconde période révolutionnaire, celle qui pai't de 1830, ils montrèrent plus d'ardeur enccxre que dans la première. En travaillant pour le triomphe du libéralisme, ils travailljèrent pour eux. Il est hors de doute que piar leur or, par leur énergie, p'ar leur talent, ils soutinrent et secondèrent la révolution européenne... On les trouve mêlés au mouvement de lia jeune Allemagne; ils furent en nombre dans les sociétés secrètes qui formèrent l'armée combattante révolutionnaire dans les Loges maçonniques, dans les groupes de la Charbonnerie, dans la Haute- Vente romaine, partout, en France, en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Italie. »
1. La revue anglaise The Mouth, dans son numéro d'octobre 1896, attribuant aux Juifs les causes de mort qui sont en nous, disait : « Les Juifs n'essaient même pas de dissimuler que, dans leur éternelle haine du christianisme, secondée par les chefs de la Franc-Maçonnerie, ils ont . été les auteurs de la Révolution. »
Le journal juif Haschophet revendiquait dernièrement encore la Révolution comme une œuvre purement sémitique, dans un article intitulé : L'agonie d^ l'univers romain : « C'est en vain, disait-il, que la tiare lutte contre le sceptre de la Révolution juive de 1793; elle voudrait en vain se délivrer de l'étreinte de fer du colosse sémitique qui l'enserre; tous ses efforts sont inutiles. Le danger est imminent et le catholicisme meurt à mesure que le judaïsme pénètre les couches de la société. »
LES JUIFS, LEUR ACTION DANS LA CHRÉTIx^.NTÉ G87
En France, en ces derniers temps, les persécuteurs n'ont pias eu d'amis plus fervents, d'inspirateurs plus écoutés que certains Juifs comme Lévy-Créniieux, Hugo Oberndoffer, Hemmerdingor, Von Reinach, Arton et Cornélius Herz. C'est à ce dernier, juif allemand, que demandaient conseil les Freycinet, les Floquet, les Rouvier; c'est que sur le tableau de la Haute jMaçonnerie internationale, Herz figurait au l'^^ mars 1881 dans la liste des Inspecteurs généraux avec cette mention : « Pour les relations générales d'Angleterre, France et Allemagne. »
« Qu'ant à leur action, et à leur influence dans le socialisme contemporain, dit encore Bernard Lazare, elle fut et elle est, on le sait, fort grande ». Bien qu'il ne nous apprenne rien, ce juif ne se fait pas faute de donner les preuves de son assertion, en montrant chez tous les peuples les partis socialistes, internationalistes, nihilistes, fondés par les juifs ou du moins soutenus p!ar eux.
Il vient de nous les faire voir dans l-es loges et les aiTière-loges, il dit ailleurs : « Il est certain qu'il y eut des juifs au berceau même de la Franc-Maçonnerie, des juifs klabbalistes, ainsi que le prouvent certains rites conservés. Très probablement pendant les (années qui précédèrent la Révolution française, ils entrèrent en plus grand nombre encore dans les conseils de cette société et fondèrent eux-mêmes des sociétés secrètes. » C'est-à-dire des arrière-loges, pour de là, dominer, inspirer et diriger toute la secte.
Après ce'a nos lecteurs conviendront que VUnivers israclite n'a rien dit de trop dans son numéro du 26 juillet 1907 (p. 585) : « On rencontre à presque tous les grands changements de la pensée .une action juive, soit éclatante et visible, soit sourde et latente. Ainsi, l'histoire juive longe l'histoire universelle sur toute son étendue et la -pénètre yar mille trames. »
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Dans son livre : Le judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens, M. Gougenot des Moussaux raconte ce qfui suit (1).
Un de nos amis, homme d'Etat, au service de la, grande puissance germanique, un de ces rares protestants qui sont restés fidèles à la dévotion du Christ, nous écrivait au mois de décembre 1865 :
« Depuis la recrudescence révolutionnaire de 1848, je me suis trouvé en relations avec un juif, qui, par vanité, trahissait le secret des sociétés secrètes auxquelles il était associé et qui m'avertissait huit à dix jours d'avance de toutes les révolutions qui allaient éclater sur un point quelconque de l'Europe. Je lui dois l'inébranlable conviction que tous ces griands mouvements « des peuples opprimés » etc., etc., sont combinés par une demi-douzaine d'individus qui donnent leurs ordres aux sociétés secrètes de l'Europe entière :
» Le sol est tout à fait miné sous nos pieds. »
Il ne faut point plus de preuves que nous venons d'en donner, — et elles pourraient être multipliées — pour établir que depuis le commencement de l'ère chrétienne, le juif a été et est vraiment en toutes choses et sur tous les points le grand révolutionnaire et le grand hérésiarque. Il détruit pour détruire, par haine de ce qui existe, mais aussi dans l'espoir d'édifier sur ces ruines le Temple qiie nous avons dit : la Jérusalem de nouvel ordre, assise entre l'Orient et l'Occident pour se substituer à Ta double cité des Césars et des Papes, c'est-à-dire la République universelle et la Religion humanitaire dont il veut être le pontife et le souverain.