Histoire, v
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l'esprit. « Lia domination sur les autres peuples doit être le partage des juifs. — En attendant la Venue du Messie, les juifs vivent dans l'état de guerre continuelle avec les autres peuples. Quand la victoire sei'a définitive, les peuples accepteront la foi juive (1). — Les non juifs n'ont été créés que poar servir les juifs nuit et jour. — Dieu donne toute puissance aux juifs sur les biens et le sang de tous les peuples. . — L'argent du non juif est !un bien sans maître, en sorte que le juif a le droit d'en prendre possession. — Dieu nous a ordonné d'exercer l'usure envers le non juif, de façon que nous ne lui prêtions pas assistance, mais que nous lui fassions du tort. — Les juifs seuls sont des hommes, les autres nations ne sont que des variétés d'animaux. — Les âmes des non juifs viennent de l'esprit impur et les âmes d'Israël viennent de l'esprit de Dieu (2). » Le p^euple judaïque régnant éternellement sur tout l'univers, ayant tous les Goïms (3) pour esclaves. Voilà depuis trois mille ans, le rêve de ce peuple, le but qu'il poursuit à travers toutes les vicissitudes et par tous les moyens. Joseph Léman a fort bien dit : « L'imagination d'Israël n'a jamais cessé d'être hanté par un rêve de domination universelle. » Des pages et des livres entiers du Talmud expriment les sentiments qui agitent l'âme juive,
1. Rapprocher ces paroles des chapitres ci-dessus : Le temple. Nef politiqiie. Nef religieuse.
2. Le Juif selon le Tahnud, par Rohling. Edition française par Pontigny. Editeur Savine.
3. Goï, Goim, ne signifie pas « le chrétien », « les chrétiens », mais le « non juif », les « non juifs ». Goïm sont les Turcs, les Chinois, les Nègres, etc.
De même le mot « juif » n'est plus un nom de religion, de culte, mais un nom de peuple. Les juifs de nos jours sont en grand nombre libres-penseurs, cabalistes, occultistes, spirites, etc.
dont les lignes ci-dessus, ne donnent qu'une bien faible idée (1).
Telles sont les convictions que le Talmud et l'enseignement qui en est donné ont fait entrer dans la conscience juive. Là est le principe de l'action que le juif s'efforce d'exercer au sein des autres peuples, la source de ses espérances, la justification de son orgueil et de l'ambition qui veut assujettir tous les peuples à son empire.
L'heure de ce triomphe et de cette dominô^tion approche, pensent-ils. L*un d'eux, le fondateur de YAMlaiice Israélite universelle, créée pour en hâter la venue, s'écriait il y a quelques années, dans un discours aux délégués de cette association. « Comme déjà tout est chlangé pour nous, Messieurs, (depuis notre affranchissement par la Révolution) et en si peu de temps! Lorsque j'étais enfant, les juifs ne comptaient pour rien, et à mesure que l'âge est venu, je les ai vus conquérir dans toutes les carrières, une position élevée... Courage, mes amis, redoublez d'axdeur; quand on a si vite et si bien conquis le présent, que l'avenir est beau! »
Cet avenir, ils pensent le toucher. Ils l'attendent surtout des idées qu'ils ont semées dans la société chrétienne : liberté, égalité, démocratie, principes de
Le 29 juin 1869, au moment où s'ouvrait le Concile du Vatican, les juifs voulurent avoir, eux aussi, leur concile. Ils le tinrent à Leipzig, sous la. présidence du D^ Lazarus, de Berlin. Y figuraient les re-
1. On peut, pour s'en faire une idée plus complète, recDUrir à l'ouvrage de M. Grougenot des Mousseaux, le chapitre IV et le chapitre V avec ses cinq divisions. On peut lire aussi l'ouvrage du rabbin converti, M. Drach. Particulièrement 2e lettre, page 99.
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présentants de l'Allemagne, de la Russie, de la Turquie, de l'Autriche, de l'Angleterre, de la France, des Pays-Bas, etc., etc.
Lia conclusion en a été donnée, aux applaudissements de tous, plar le D^ Philipson, de Bonn, appuyé piar le grand rabbin de Belgique, M. Astruc. Elle fut ainsi formulée : « Le Synode reconnaît que le développement et la réalisation des principes modernes sont les plus sûres garanties du présent et de l'avenir du judaïsme et de ses membres. Ils sont les conditions les plus énergiquement vi'.a'es pour l'existence expiansive et le plus haut développement du judaïsme. »
Déjà nous avons rapporté ces paroles; mais elles ont une importance capitale et il est bon de les considérer de plus près.
Les principes modernes ont été formulés dans la Déclaration des droits de l'homme. Ils procèdent tous du principe des principes : l'égalité. Tous les hommes sont égaux. Un Anglais ne doit être pour ^n Français que l'équivalent de tout autre Français, étant l'un et l'autre, membres de la famille humaine, hommes, n'ayant d'autres droits que les droits qui appiartiennent à l'homme.
C'est le juif, aidé par la Franc-Maçonnerie qui a répiandu et fait admettre cette idée dans les amiées qui ont précédé la Révolution. Idée nouvelle, car, jusque-là, il y avait des Français, des Anglais, des Allemands, des Russes, comme il y avait eu des Grecs, des Romains, des Barbares ayant chacun leurs lois, leur constitution et les droits qu'elles confèrent aux nationaux à l'exclusion des étrangers.
Les juifs, considérés étrangers dans tous les pays du monde, lavaient im souverain intérêt à changer cet état dé choses, à se faire prendre et accepter
comme nationaux partout où ils se trouvaient. C'est ce qu'ils obtinrent par la Déclaration des droits de l'homme et ils viennent de nous dire le parti qu'ils en ont tiré, les espéj^ances qu'elle leur fait concevoir pour un prochain avenir.
Il n'est pas étonnant que le concile des juifs ait reconnu que d^ns ces « Principes modernes » se trouvent « les plus sûres giaranties du présent du judaïsme et de ses membres ». Si, en effet, les nations venaient à reconnaître leur erreur, à repousser cette égalité, la condition des juifs redeviendrait ce qu'elle était autrefois, race à part, race infusible; i-S seraient de nouveau traités pour ce qu'ils sont, traités partout comme étiiangers.
Aussi le concile a-t-il voté le développement et la réalisation des principes modernes, leur développement dans les esprits et leur réalisation de plus en plus parfaire dans les institutions.
Rien de plus facile pour lui. Il forme au sein de chacun des Etats de ce monde un Etat particulier. Partout, il a l'aide des associations, secrètes ou non secrètes, composées d'hommes de toutes les croyances ou plutôt de toutes les incroyances. Il exerce sur ces sociétés, dont quelques-uns de ses chefs sont l'âme soigneusement enveloppée de mystère, un empire qui lui permet de les faire travailler à son profit, soit en répandant les idées qu'il a intérêt à propager, soit en faisant les lois ou établissant les institutions que ces idées appellent. Il a Timmensité sans cesse croissante de ses richesses et par elle les leviers qu'il se forge pour former l'opinion, pour la soulever, pour faire éclater les événements dont il attend l'avancement de sa cause. Il a l'inflexibilité de son vouloir et lia flexibilité de son aptitude. Il a de singuliers et merveilleux privilèges d'intelligence en rapport avec ses ambitions.
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Aussi ne devons-nous pas nous étonner de voir combien grand est le nombre des chrétiens^ qui dans la presse et dans l'enseignement, dans l'administration et dans tous les corps civils et politiques, se font les coopérateurs des juifs dans la propagande des grands principes. Ils ne savent sans doute pas ce que le juif attend de leur collaboration; ils ignorent ce que doit produire le développement des principes modernes dans l'esprit des masses, et leur réalisation dans les institutions politiques et sociales. Le concile de Leipzig ne l'a pourtant point caché. Ce développement, cette réalisation sont, a-t-il dit, « les conditions les plus énergiquement vitales pour l'existence expansive et le plus haut développement du judaïsme. »
Quelle est cette énergie de vie que le judaïsme attend pour lui, pour sa race de la propagande des idées modernes et du fonctionnement des modernes institutions qui en découlent, suffi^age universel et ce qui s'en suit? Et quel est le plus haut développement auquel le judaïsme espère et que doivent lui procurer ces idées et ces institutions énergiquement vitales pour lui?
Ce développement n'est rien moins, inutile de le répéter, que l'hégémonie du juif sur toute la race humaine, sa domination sur tous les peuples, devenus sujets, esclaves d'Israël.
« Comme' déjà tout est changé pour nous! et en si peu de temps! » s'écriait Crémieux après trois quarts de siècle seulement de fonctionnement des principes modernes. 'Et l'abbé Lémann, de race juive : « Quiand on s'est aperçu que les juifs étaient citoyens, ils étaient déjà en partie les maîtres. » Il écrivait cela bien avant l'affaire Dreyfus qui a fait voir à tous ceux qui ne sont point inféodés aux juifs que ceux-ci sont vraiment nos maîtres.
Avant eux, Disraeli, autre juif, bien placé pour connaître la vérité de ce qu'il avouait, écrivait : « Le juif arrive de nos jours à exercer sur les affaires de l'Europe une influence dont le prodige est saisissant. »
Beiaucoup de juifs aujourd'hui n'attendent point d'autre Messie, que les principes de 89. Ils disent avec M. Cahen : « Le Messie est venu pour nous, le 28 février 1790 lavec les Droits de l'homme ». 89 est leur hégire. Les principes modernes sont considérés par eux comme l'idée messianique et ils n'appellent rien d'autre, ni homme, ni arme pour conquérir l'univers. Ces principes nivellent tout chez leurs adversaires et pn font une proie facile; à eux ils donnent Tavantage de jouir partout de deux nationalités; celle d'emprunt qui leur donne to'us les droits des citoyens du pays où ils se sont introduits, et la leur propre qui leur permet de s'entendre d'un bout à l'autre du monde et de concentrer leur action pour arriver à tout dominer (1).
1. Le Prince Louis de Broglie a conclu une étude sur La question juive au point de vue politique, par cette constatation : « ... 30 Entrés dans les sociétés, grâce aux principes modernes, les Juifs so-nt devenus les adeptes et les propagateurs les plus ardents de ces principes, les membres les plus actifs de la Franc-Maçonneri'e, les fils les plus dévoués de la libre-pensée. »
Si les chefs du Sillon, et même de l'Associatioa catholique de la jeunesse savaient ces choses, pousseraient-ils nos jeunes chrétiens avec tant d'ardeur dans les voies de la démocratie? Un rabbin allemand s'est permis à leur égard cette ironie : « Ces chrétiens bornés et à court? vue se donnent de la peine pour nous arracher par ci par-là une âme. Et ils ne voient pas que nous aussi nous sommes missionnaires et que noire prédication est plus habile et plus fructueuse que la leur... L'avenir est à nous. Nous convertissons en masse et d'une façon inaperçue. »
M. Bachem a fait récemment au Landtag prussien cette déclaration : « Le judaïsme allemand — la chose est en-
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Cependant l'immense majorité des juife reste fidèle à l'antiqoe croyance ainsi exposée par l'éiiiinent rabbin Drach dans son livre V Eglise et la Synagogue.
« D'après la doctrine enseignée par les maîtres d'Israël, le Messie doit être un grand conquérant, qui soumettiia les nations à la servitude des juifs. Ceux-ci reprendront la Terre Sainte, triomphants et chargés des richesses qu'ils auront arrachées aux infidèles. Alors tous les peuples setront assujettis aux juifs et à ceux-ci appartiendront les biens et la puissance des vaincus (1). C'est par un salut à ce même triomphateur et par l'espérance des biens qu'il doit procurer à son peuple que les rabbins finissent d'ordinJaire leurs discours. »
Ceux-là même qui tournent en mythe le Messie, tels les rédacteurs des Archives iraélites, ne peuvent se mettre en opposition ouverte 'avec les vrais croyants et sont souvent obligés de leur laisser la parole.
Le 21 miars 1864, les Archives publièrent une lettre d'un orthodoxe de Nancy où l'on voit bien qu'orthodoxes ou non, tous les juifs comptent sur la, domination universelle qu'ils croient leur être promise par le Souverain Maître.
« Messieurs, je suis de ceux qui pensent que notre génér'ation ne verra pas le jour de la grande répara-
core plus vraie en France — travaille avec une puissance tellement gigantesq 16 et avec une pers5v^rance tellement constante à la civilisation et à la science modernes qtie le plus grand nombre des chrétiens sont menés d'une façon consciente ou inconsciente par l'esprit du judaïsme moderne. »
1. Dans l'école où j'étais, à- Strasbourg, nous raconte M. Drach, les enfants prirent la résolution de faire, à la première apparition du Messie, main basse sur toutes les boutiques de confiseries de la ville... J"ai dressé longtemps, à part moi, l'état des lieux d'une ber.e boutique au coin de la Place d'Armes, s.ir laquelle j'avais jeté mon dévolu ». Drach. Deuxihne l:ttre, p. 319. Paris, 1827.
tion promise. Et pourtant j"e ne voudrais pas affirmer le contraire en présence des événements et des transformations auxquelles nous assistons depuis ces quinze dernières années!
» Vous dites : nous ne croyons cette idée — du Messie et de son retour triomphal à Jérusalem — ni réalisable, ni acceptable! Avez-vous bien réfléchi à la gravité de ces paroles? car elles coyistîtuent la négation complète de notre foi et de notre mission DANS LE monde! Telle n'est certes pas votre pensée; mais il convient qu'un organe de l'importance des Archives ne puisse être considéré comme n'ayant pas toute lia conscience des devoirs co^mme des espérances d'Israël. Gomment! vous ne croyez pas à la mission -finale de la maison de Jacob? Jérusalem serait pour vous un vain mot? Mais ce serait h renversement immédiat de notre culte, de notre tradition, de notre raison d'être; et à ce compte, il faudrait aussitôt brûler tous nos livres sla.crés... Notre rituel, ordinaire ou extriaordinaire, toujours nous parle de la mèrepatrie. En nous levant, en nous couchant, en nous 7nettant à table, nous invoquons notre Dieu pour qu'il hâte notre retour à Jérus^alem, sans retard et de nos jours! ce seraient donc là de vaines paroles? La répétition générale, universelle, de ces paroles n'aurait donc plus de sens? ce serait de pure forme?
» Heureusement qu'il n'en est pas ainsi; et vous voyez, cher IMonsieur, que, si bdaucoup d'entre nous ont oublié d'importance du retour, Dieu nous a suscité des frères nouveaux qui comprennent parfois mieux que nous-mêmes, ce miracle, unique dans la vie du monde, d'un peuple tout entier dispersé depuis dixhuit cents ans dans toutes les parties de l'univers sans se confondre ni se mêler nulle paît avec les populations au milieu desquelles il vit! Et, cette
conserviation incroyable, faite pour ouvrir les yeux aux plus aveugles, n'aurait aucune signification, aucune vlaleur pour nous et pour le monde?
» ...Mais regardons l'horizon, et considérons trois signes éclatants qui nous frappent. Trois mots, trois choses ont le privilège d'occuper tous les esprits et d'absorber l'attention du temps présent : nationalités, CONGRÈS, SUEZ.
» Eh bien! la clef de ce triple problème (des peuples qui entrent en possession d'eux-mêmes pour s'unifier, et unifier à l'aide du fil électrique et de la vapeur, les diverses régions du monde), la clef de cette triple solution, c'est Israël, c'est Jérusalem! Je l'ai dit plus haut, toute la religion juive est fondée sur Vidée nationale. — Et qu'ils en aient ou non conscience — il n'est pas une pulsation, pas une aspiration dés fils d'Israël qui ne soit vers la patrie. Je le répète, il faudrait fermer depu.is le premieir jusqu'au dernier de nos livres, s'il fallait chasser Jérusalem de nos pensées!
» Et ces aspirations, ces pensées ne sont pas seulement une chose intime, personnelle ,à notre race, mais c'est un besoin universel; c'est la réalisation des paroles des prophètes; que dis-je? des paroles de Dieu...
» Encore un mot, cher Monsieur. Nous approchons du jour anniversaire de la sortie d'Egypte des Israélites nos pères. C'est la soirée du 20 avril que, par toute la terre, un peuple disséminé depuis bientôt deux mille ans, le même jour, à la même heure soudain, se lève comme un seul homme. Il saisit la coupe de bénédiction placée devant lui, et d'une voix fortement accentuée, il redit par trois fois le magnifique toast que voici : Tannée prochaine dans Jérusalem. Direz-vous encore que le rétablissement de
la nation juive n'est ni réalisable ni acceptable. — Lévy BuRG. »
Il faudrait reproduire cette lettre en entier. Citons-en encore du moins, ce passage qui montre que dans la pensée des juifs, le retour à Jérusalem emporte leur domination sur tout le genre humain par une Convention ou un tribunal chargé de gouverner tous les hommes. « N'est-il pas naturel, nécessaire de voir un tribunal suprême, saisi des grands démêlés publics, des plaintes entre nations et nations, jugeant en dernier ressort, et dont la parole fasse loi? Et cette parole, c'est la parole de Dieu, prononcée par ses fils aînés (les Hébreux) et devant laquelle s'inclinent avec respect, tous les princes, c'est-à-dire Tuniversalité des hommes » (1).
Peuple, il vous faut un juge suprême, infaillible. Reconniaissez en moi non seulement le peuple-roi, mkis le peuple-pape.
Comme complément de cette lettre, peut être reproduit un extrait d'un rapport que fit le docteur Becchanan, en 1810, à l'Eglise anglicane. « Pendant mon séjour en Orient, j'ai partout trouvé des juifs animés de l'espoir de retourner à Jérusalem et de voir leur Messie... Ils croient que l'époque de leur délivrance n'est pas très éloignée et regardent les révolutions qui agitent l'univers comme des présages de liberté. Un signe certain de notre prochain affranchissement, disent-ils, c'est qu'en presque tous pays, les persécuteurs suscités contre nous se ralentissent. Israël croit donc proche, très proche, le moment où les prophéties messianiques vont se réaliser dans le sens qu'il leur a toujours donné. »
Devons-nous redouter de voir leur rêve se réaliser?
La tradition chrétienne nous parle de l'Antéchrist