Sali
chez eux*, pour essayer d'éteindre les incendies, tâche dont ils s'acquittent si mal qu'il s'est formé des corps de pompiers volontaires qui se font payer leurs services. 11 y a sans doute un assez grand nombre d'employés subalternes. Dans un pays où l'on aime la représentation, comme à Rome, les magistrats ne sortent jamais sans être entourés d'un cortège; ils ont des licteurs qui les précèdent, des appariteurs, des huissiers, des viatores^ des accensi. Mais toute cette escorte est plus destinée à leur faire honneur (ju'à les protéger. Elle se compose de bons bourgeois, peu redoutables, i\m ont acheté leurs charges, comme chez nous les avoués et les notaires, et sur lesquels on ne doit pas trop compter, les jours d'émeutes *. Quant à la police politique, elle n'existe pas. Pour découvrir les complots contre la république, le consul ne peut compter que sur la trahison des complices. Heureusement pour Cicéron, les traîtres ne peuvent manquer dans un parti qui compte tant de gens malhonnêtes. Il eut la chance surtout d'en trouver un, dont Salluste nous parle, et qui lui fut très utile. « Parmi les conjurés, il y avait Q. Curius,