PICHEGRU A L'AHMKE DD RHIN
ce n'est pas plus au moment où Manheim vienl de lui ouvrir ses portes (20 septembre) qu'au moment où il sera contraint par des forces supérieures et faute de secours d'en abandonner la défense (29 octobre), qu'il est juste de l'accuser de trahison.
Comme Dusseldorf, cette ville appartenait à l'électeur de Bavière. Retenu dans la coalition par la craiiite, s'il se retirait, d'être pris entre deux ennemis, ce prince voulait éviter à ses sujets les horreurs d'un bombardement. C'est par son ordre que Dusseldorf avait capitulé devant Jourdan, après un semblant de résistance, par son ordre aussi que Manheim capitula le 20 septembre devant Pichegru dès la première sommation, fur la promesse que fit celui-ci, conformément aux instructions du Comité de SaUib public, de la rendre à l'électeur, aussitôt la pais cimcluc et daps l'état où il l'aurait trouvée. Il y établit suMe-champ son quartier général et les services de l'uruiée.
En cnvovant au Comité le texte de la capitulation, il disait : •• Elle ouvre aux troupes françaises un nouveau passage sur le Rhin sans coûter une goutte de Ming et nous met en position d'intercepterde lu gauche à la droite l'armée autrichienne que chasse devant lui le général Jourdan. Je vais proËter de cette occasion pour faire passer le plus de troupes sur la rive droite pour couper Clayrfait de Wurmser. "
Ainsi, par suite du double mouvement des armées de Sambrc-ct- Meuse et de Rhin~et-Moselle, « les Français, constate l'historien allemand Sybell, avaient pris
en mission, vont maintenant conclure avec plus de force de sa prétendue inaction qu'engagé depuis un mois dans les criminelles intrigues que dénoncera bientôt Montgaillard, il est résolu à trahir. C'est le 16 août en effet que, selon Montgaillard et Fauche-Borel, celuici a vu pour la première fois le général en chef de Tarmé de Rhin-et-Moselle.