‹ La conjuration de Pichegru: et les complots royalistes du midi et de l'est, 1795-1797, d'apre?sChapitre 25 sur 55 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

|I.ES COMPLOTS ROYALISTES UANS LE LVONKAtS ET LA FftA>CHE-COMTÉ

Tutit li». — Lci illua

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I Tan*

ilei agenli angUii. — Crédulité de CondÉ L'afTiirc de Bcunçon. — Lei conjuré» <l le général Ferrand. — L« imprndcncea du marqui* de Béiignan- — Saisie de let papirn et découverle de lea coiiiploli, — Jugement d'Imbert-ColooiFt lur lui cl •ar Lamolbe. — Le» Aulrirliieni et Coudé. — De cou ravinent de — Iminobililii de fichegru, — La caUali'ophe de fieiançon, ilhc daat la Hsule-Loire. — Le marquii de Surrllle. — Il poor Vérone,

'andis que le prince de Condé, sur la foi des émissfiire» inSdéles et meilleurs qu'il avait employés à son entreprise, croyait négocier avec Pichegru, d'autres agents plus dignes de sa conBaoce, sinon par la perspicacité, du moins par la loyauté, opéraient dans le Lyonnais et la Franche-Comté. A Lyon, c'était l'ancien maire Imbert-Colomès, Terrasse de Tessonnet, jadis ofBcicr au régiment du Maine ; les abbés de Linsolar, de Lacombe et de Villers, émigrés rentrés; A Besançon, l'abbt-dc Cbaffoy (1); l'abbé Breluque, ancien directeur

irtffuc de NÎQiea.

il de les pour-

et Crawfnrd,

les contrée»

des soulèvc-

oâ )*armée de

afni aroir passé le

aatrîdiieDs, mar-

9Vé.

Toi» ea fnjeU èlneal Kés. Ccft dans un but commuR que lenn anteun exertaîent leur zête. les unt id,. le» autre* U. Dé* le mm de •cplembre ceux qui op^i ratent à Lyon te dûaieat prêU i agir, et Te^sonnet, en hofiuue qui ne doute de rien, adressait à WîcLham, le 21 de cemoit. on suggestif compte rendu de sa conduite et de« résultats dus à son actirité.

Quelle que soit la longueur de ce document, il témoigne à un si haut degré des ilIusioDs dont ces conspirnteurs plus candides que dangereux alimentaient leurs espérances, qu'il nous parait bon d'en donnertci de large» extraits. Plus les événements sont conFus et obscurs, et plus l'historien doit considérer comme une

dune de pouvoir laisser la parole aux acleurs (|iii y ont figuré.

> Nous commençons à être en étal de vous rendre compte de l'affaire dont vous nous avez chargés, écrivait de Lyon Tessonnet. Nous vous supplions de mettre lûut en œuvre pour presser le passage du Rhin. Jamais le moment ne fut plus favorable. Le salul de la France ne dépend plus que de vous et des Impériaux, nous pouvons vous l'assurer, et si vous daignez réfléchir sur les reproches que vous auriez à nous faire si nous Vous trompions, vous ne craindrez pas que nous exagérions les succès que nous vous promettons, si vous agissez saos délai.

" Voici le détail de ce que nous pouvons vous assurer. Nous ne vous parlerons ni du Porentruy, ni du département de la Haute-Saône, ni de Besançon dont nous ne nous sommes pas occupés, puisque vous vous les éles réservés; mais si, après avoir passé le Ithîn, un corps d'Autrichiens s'avance seulement jusqu'il Besançou avec l'armée de Condé et que cette armée se préparai avancer, nous nous engageons à soulever Lonsle-Saulnier, ses environs, le département de l'Ain et le pays de Gex, la ville de Lyon, le Lyonnais, le Forez, ieî montagnes qui couvrent ce pays depuis Tarare jutques au mont Pila.

«Vous pouvez compter encore sur l'insurrection du Wrarais, des Hautes-Cévennes, du Gévaudan et du Puyde-Dôme, c'est-à-dire de la partie de l'Auvergne que couvrent les monts, Biom, la Limagne et ses mon-

116 LA CONJUHATION DE PICUEGRn H

tagnes entre Clermont et les trois provinces du Nivep* nais, du Bourbonnais et de l'Angoumois. Cette étendue de pays, comme vous voyez, est très considérable ei remplit au delà de ce que vous demandiez. Ce n'est cependant qu'une partie de ce qui se décidera en voire faveur, si nous ne sommes pas trompés sur les assurances des personnes d'un zélé éprouvé et démontré par leurs actions précédentes, et dontles rapports sont encore confirmés par la notoriété publique.

■ Vous pouvez encore compter sur Vienne, le comlat Venaissin, Aix, Marseille et la partie de la l'rovence qui est entre le Rhône et les Vaux d'Oliviers, ce qui comprend Arles, Salon et Tarascon. Il faut y ajouter Aigucs-Mortes, Nîmes, les campagnes voisines qui ont les mêmes dispositions. La volonté dans ces pays est excellente; il ne reste qu'à les organiser et les raetlie en état de s'appuyer mutuellement. Les agents que nous avons choisis pour cette besogne sont déjà partis, et avant quinze jours, c'est-à-dire avant que vous puissiez arriver à Besançon, quand même vous passeriez le Rhin dés aujourd'hui, tout serait prêt.

« Vous devez jugerd'aprés cela combien il est nécessaire que vouj> voushàtiez, car nous ne nous dissimulons pas que si la nouvelle constitution s'établit (I) et que l'Assemblée se renouvelle en entier, les parents des députés, leurs amis, leurs électeurs formeront ù cette nouvelle puissance un parti formidable, d'autant plus que la

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