‹ La conjuration de Pichegru: et les complots royalistes du midi et de l'est, 1795-1797, d'apre?sChapitre 44 sur 55 · US · texte numérisé non relu

US

besoin de i

( n'avons pas négligé rebii

PIKCES lIISTOItlOCES s avait parle; Philibert en a de [ji-anilcs

(font Tisaol

Quant à l'arfjent, j'ai l'honneur de vous rappeler que tout ce <|ui regarilevotrc armée, etc. , etc. , estabsoluinentdu ressort ■ le M. Crawfurd; tel a ét<! l'arrangenient dcHnitivemenl prisa Londres, et ce o'est que la (;rande iiitimitécl amitié qui rfgue entre nous qui m'a tait iâire les avances pour la marche de Baptiste. Il est impussilile que M. Crawfurd tarde UDinstantà écrire quand il saura la résolution prise. Je lui écris par ce courrier pour le conjurer de partir sur l'instant même, quelles i|uc soient les raisons qui le retiennent auprès du maréchal de t:lerfayt.

Il vous a répété plusieurs fois les ordres qu'il avait l'eçus Je Londres. Il me semble qu'ils sont clairs et précis, et qu'ils doivent satisfaire pleinement tous vos souhaits et dissiper toutes vos inquiétudes. C'est un jeune homme plein de courage, de zèle, de talents et de bonne foi, et entièrement dévoué au service de Voire Altesse. Ayez pleine con 6a n ce en lui. II ne vous trompera jamais. J'irai cependant lui donner rendez-vous, dûs qu'il aéra arrive ou à Mulheim ou sur France, et vous pourrra compter que tout ira à votre gré.

Mais quoique je ne doive rien faire qui regarde les fonds de votre armée, pour éviter toute possibilité d'un retard fâclieuz, je vous enverrai des lettres de change pour 5,000 livres sterling par le chevalier d'Artès, avec instante prière de ne le» employer qu'aucas deljesoinurgcnt.Vousdevriez.il me semble, tâcher d'acheter quelques anncs et en demander aux Autri' chiens. Je n'ose pas venir vous joindre av.int le passage; nu tel voyage pourrait donner lieu à des conjerlures. Vous savex aussi que mes moutons de Lyon ne sont pas de l'espèce la plus Lraitable. Je n'ose pas encore les abandonner à eux-mêmes. Cette dernière expérience m'a coûté trop cher.

Je ne saurais trop vous remercier de ta manière dont voua avez traité l'afïairc de Itaptiste ; rien ne peut être plus sage, plus mesuré, plus noble et plus délicat, j'en aurai toujours une vraie reconnaissance. Je n'ose proKtcrdela |ier miss ion que vous voulez bien nie donner de vous offrir mes conseils pour

PIliCES IIISTOIUOUF.S 3G1

e qui doit se dire à l'avenir, maïs je me eonfornierai toujours avec joie à ce qui sera jugé convenable entre vous et M. Crawfurd à cet égard,

Je n'ai pas besoin de vous dire qu'il sera essentiellemenL nécessaire de Faire répandre une i{uantité prodigieuse de petits (■crits, et surtout que le manifeste soit court, mais très court, énergique et en même temps pleiu de clémence et d'indulgence et même d'oubli du passé.

On ne peut pas se dissimuler que le tout ne soit très mal cousu, excepté du côté de Lyon, car pour les rêveries du Père Josepli je n'y fais que peu d'attention. Il est donc d'autint plus nécessaire que le premier coup se fasse avec rnpidilc. et avec éclat.

PrêcliCE donc celte doctrine, je vous prie, à M, de Mêlas, mats prcclicz-Ia-Iui nuit et jour. J'ai vu avec un plaisir extrême ija'on vous assure que vous sciez puissamment secondé. Je compte sur une tentative plus forte encore du côté de la basse Alsace. Le plan ci-dessus proposé est nécessairement soumis en tout à l'approbation de Son Altesse Sérénîssirae Mgr le prince de Condé, auquel je vous prie de le présenter. Dans tout ce que j'écris dans rintêrieur je donne pour raison de la promptitude qu'on exige, qu'un mouvement décisif dans l'intérieur pourrait bien décider les Autrichiens à agir, surtout dans un moment qui leur est devenu si Favorable par les succès brillants et inespérés qu'ils viennent d'avoir.

Je n'ai pas besoin de vous dire que je n'ai rien confié à La Tour sur le passage, encore moins de ce qui regarde Baptiste.

J'ai fait presser autant que possible tes Piémontais et le général de Vins, J'envoie à ce ileruier les journaux de Francfort, qui sont bien faits pour le stimuler. La saison est défavorable, mais j'espère qu'on vous douncra du moins lappureuce d'une diversion.

Je regrette l'absence de Mgr le dur de Idiurlion tous les jours davantage.

J'avoue franrbement mes torts en négligeant de vous vciire. Conpiex sur mon exactitude à l'avenir.

I COMptea sur

IMl'XliS RESTORIQUES Prince- lie Coiiilv ù WicUiinn

Mulheiui, 38 novembre I7»5.

Dans le déscgpoîr (jue me cause, Monsieur, l'ordre ci-joint que je reçois dans le moment, il ne nie reste en véiité que la force de vous dire que tout est changé, et perdu pour celte année-ci. Quelle politique, giaud Dieu! IV'en suive» pas moins vos glorieuic travaux ; quoique leCielmcrefuserotrcme bonheur d'y participer, mes vœux les plus ardents n'en seront jws moins pour les succès de tous ces braves Français, qui vont tout risquer pour leur roi. Sauvez la l'rance, Monsieur, et immortalisez l'Angleterre. C'est une gloire qui vous est réservée ; pour nous, nous allons végéter et languir dans l'attente des t^vénemenls, puisse le Ciel nous ramener bientôt au pied d'un trône que nous étions appelés à défendre, et qu'il tie nous est plus permis d'aborder un jour qu'eu sujets constamment ndèles. Cette funeste marche me donnant beaucoup d'af^ires, trouvez bon que je ne vous eu dise pas davantage, et que je me borne à vous renouveler les assurances de ma profonde estime et de ma tendre et confiante amilié pour vous.

P. -S. — Comme les préparatifs continuent toujours, je que Mêlas va passer, d'alrard que je serai parti

Je joins ici ma réponse au général Wurmser

En cas que Lyon se déclare en force, mon pctit-6ls, plus heureux que moi, sera aux ordres des royalistes, utile à la chose.

D'Artés à lord Gr

Lorsqu'apris huit mois de travail, j'ai été envoyé par M. Wickliam pour rendre compte à lord Grenvtlle de Unis

PEKCES HlSTOniQDKS 3(13

les dëlails ijuï avaient eu des rapports avec les mouvements intérieurs, (|u'il avait ilirigésavcc autaut de sagesse que il'lial>iletc, il était éloigné de croire iju'au moment de leur donner un développeraent important, tout serait arrêté, tout serait changé, soit )>ur riudisL'rétion d'un agent désavoué, ou plus encore par le dép]a<'enicnl inattendu de l'armée de Condé qui dans le plan que nous avions combiné devait être la base essentielle de l'opération et Ii? point royal où tout devait se rallier.

Si j'étais parti au coinment:enienl de novembre comme M. Wickliam le désirait,je n'aurais porté au gouvernement i|iie des espérances ; mais sentant la nécessite de lui donner des certitudes, sur l'exécution du projet dont lord Grcnvillo avait connaissance, j'engageai le ministre plénipotentiaire à retarder mon départ et à profiter Je ce délai pour faire arriver promptement M. de Précy, dont il fallait connaître les projets; engager en môme temps M. Imbert Colomès, agent prini-ipal de Lyon et de ses environs, à donner son pion et àfairc connaître ses moyens; enfin exiger de lui qu'il envoyât le plus t6t possible une explication claire et précise de ce qu'il devait et pouvait faire.

Peu de jours suffirent pour obtenir de lui et d'autres cliefs ce que j'avais sollicité, et comme on avait fait quelque ouverture à M. Imbert, du mouvement que devait faire l'armée de M. le prince de Condé sur le llaul-ltliin, i\ répondit tout de suite une lettre remplie d'assurances et dans le sens de celle écrite au Roi,

Dans ces deux lettres (comme l'a vu lord Grcnville) H. Imbert, homme extrêmement sage, ayant également mérité la confiance du Roi, celle de M. Wickliam et de tous les temps celle de son pays , écrivit qu'il répondait sur sa tCtc que lorsqu'on le voudrait, U ferait déclarer au moins six départements et réunirait h M. le prince de Condé -iU,OOU hommes; pour cela il demandait d'être autorisé par le Iloi, pour tout ce qui serait relatif au civil, et que M. de l'rëcy le tût également en chef [)our \u militaire. Tout cela était fait, M. de Prccy était déjà arrivé muni de tous les pouvoirs, etcLait depuis trois jours à Lausanne ignoré de tout le monde.

Page 1