‹ La conjuration de Pichegru: et les complots royalistes du midi et de l'est, 1795-1797, d'apre?sChapitre 6 sur 55 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

LA FdANCE EN l 7 î) 5 .

■e du II Convcnliou a|.rè> la chute <Ie nobeipiem. — I.» |<a(rre £trAni;cre el U guerre i-ivili?. — Ln léactioa tLermidoneonv, — Le penoniiet Hei émeutM. — L'ctprît public il Lyon. — Élal d'iniB d» uliouin* ilu Midi. — Le Diaçon Levaateur. — Vae noii- ^ii Il i.: I ^„ i:-É- A !»..„:- -> -^ c..'^- I ..

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Comme prologue aux événements qui conKtituent ce t|u'on a appelé la conjuration de Piclicfjrtt, il y a lieu du décrire, en le résumant, le spectacle que présentait la France en l'année 1705, si féconde en péripéties et en coups de ihéùtre, Certains faits ne peuvent se produire qu'à la faveur do circonstances spéciales. Il n faWa l'état de trouble et de désarroi qui survivait à la Terreufi il a fallu surtout les illusions el l'audace des émigrés pour qu'un prince révolté contre son pays, chef de ce parti de proscrits et d'exilé», osùt croire qu'il

. COÎiJCRATION DE PICHEGRD

lui serait possible de rnllier à la cause royale un des plus illustres généraux de la République; pour qu'il ne craignit pas de l'aller chercher à la tète de son armée, avec l'espoir de l'inciter à Is trahison, lui et ses soldats, et de s'assurer ainsi une nouvelle légion de défenseurs.

Dresser ici le tableau des convuUions nationales, en ces temps d'orage et de tourmentes ; montrer ce qu'était la scène sur laquelle, dans les éclats non encore apaisés de la foudre, évoluaient tant d'acteurs plus ou moins oubliés aujourd'hui, c'est éclairer un épisode de notre histoire, qui n'est arrivé jusqu'à nous que défiguré et dénaturé par les passions ardentes au milieu desquelles il s'était dérouté.

Au moment où elle commence, cette année 1 795, six mois à peine ont passé depuis que Robespierre s'est tragiquement effondré. Sa chute a paru clore l'ère du terrorisme. La Convention, qui l'a renversé après avoir été sa complice, agonise. Tombée dans le mépris, elle est impuissante j\ contenir les factions qui se disputent le pouvoir. Elle ne parvient pas à conjurer les raau.<c déchaînés sur la patrie : la guerre civile et la guerre étrangère, douloureux héritage qu'au mois d'octobre, en vertu de la consLitution dite de l'an III, elle léguera au Directoire.

Aux frontières, si.v nrraéee défendent contre la coalition l'indépendance du sol français. Mais le génie de la victoire ne les protège plus au même degré que naguère. Les revers vont succéder aux triomphes. 11 en «st deux autres dans l'Ouest. Elles combattent les

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