‹ La conjuration de Pichegru et les complots royalistes du midi et de l'est, 1795-1797Chapitre 4 sur 29 · IV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

IV INTRODUCTION

ces écrivains déloyaux, si visiblement intéressés à propager la calomnie.

Puis, à des époques diverses, trois maréchaux de France, .lourdan, Gouvion Saint-Cyr et Souk, qui avaient été les compagnons de Pichegru, sont venus à la rescousse (1). Encore que leurs jugements soient contradictoires, ils tendent cependant, dans leur ensemble, à établir comme des preuves de la trahison du commandant de l'armée de Rhin-et-Moselle ce qu on a appelé sou inaction volontaire devant 1 ennemi et jusqu'aux revers qu'il éprouva sur le Rhin.

L'accusation serait grave si elle n'était démentie par les faits eux-mêmes , tels qu'ils apparaissent dans la correspondance officielle des généraux avec le Comité de Salut public et le Directoire. Nous croyons qu'elle ne résiste pas à cet examen et que quelque respectables que soientles appréciations surlesquelles elle se fonde, elles ne sauraient échapper au reproche de s'être surtout inspirées du souvenir de cette rivalité entre grands chefs, dont l'histoire des guerres de

(1) Voir leurs Mémoires. — A propos de ceux de Jourdan, il importe de faire remarquer qu'on n'en a publié que les parties antérieures et postérieures :i l'année 17!)5, qui est celle de la prétendue trahison de Pichegru. Le manuscrit de la partie relative à cette année est devenu introuvable. Louis Blanc, lorsqu'il écrivit son Histoire de la Révolution , en avait eu connaissance. Il déclare que la lecture de ce manuscrit ne laisse aucun doute quant au caractère criminel de la conduite de Piche{^ru. Il est fâcheux qu'il n'ait pas extrait des récits dont il parle ce qui pouvait faire parta{^er à ses lecteurs la conviction dont il parait animé et qui l'a poussé à commettre de {jraves erreurs, que la comparaison de ses dires avec les lettres de Jourdan et de Pichejjru m'a permis de relever.

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