‹ La conquête blancheChapitre 50 sur 130 · LES BOUGES ET LES NOIBS · texte numérisé non relu

LES BOUGES ET LES NOIBS

"■ Vous croyez donc les Indiens pur-sang incapables de se civiliser? demandai-je au colonel SIévens.

— Je n'ai jamais vu un Indien pur se livrer à aucune espèce de travail. Chasseur et guerrier, lecontact d'une bêche ou d'une charrue souillerait ses nobles mains. Il y a plus de chance avec les métis, malgré l'influence du sang sauvage qui circule dans leurs veines, et parce que, presque dans tous les cas, ils ont pour père un blanc. »

Passant du pays des Criks & celui des Choctaws, par la rivière Canadienne, je m'arrête à «n moulin hydraulique dont le propriétaire est un brave Écossais du nom de Mac Alister. Les bâtiments d'exploitation s'élèvent au centre d'une verte prairie bornée pardes collines couronnées de pins et de cèdres etsillonnée par de petits cours d'eau.

C'est le hasard qui poussa Mac Alister sur le territoire indien . Le pays lui plut ; et, contrairement à son compatriote Hac Pherson, de Caddo, il se Oxa légalement sur le sol en épousant une Ghoctaw et en se faisant adopter par la tribu.

En véritable Écossais, Mac Alister a acheté et vendu, amassé et économisé.

Il traflque de tout ce dont un Indien a besoin, depuis la farine jusqu'au whisky. Ajoutant incessamment un champ à uq champ, une ferme à une ferme, il sera bientôt l'unique propriétaire de cette prairie. Dans un temps donné, son établissement deviendra une ville, et cette ville portera son nom.

« Les intrus blancs n'éprouvent aucune répugnance à épouser des femmes indiennes? demandé-je & un Chickasaw de mes amis.

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