‹ La conquête de l'AfriqueChapitre 4 sur 30 · ORIGINE ET FONDATION DE L ETAT INDEPENDANT DU CONGO · texte numérisé non relu

ORIGINE ET FONDATION DE L ETAT INDEPENDANT DU CONGO

I. — Découverte du Congo. Le voyage de Stanley. Description du fleuve et du bassin du (^ongo.

II. — Le roi Léopold II. Conférence de Bruxelles. Création de l'Association internationale africaine. Stanley est envoyé au ("ongo pour prendre possession de tout le pays au nom de l'Association. Intervention habile et vigoureuse de M. de Brazza. Difficultés politiques soulevées par l'initiative du roi des Belges. Visées de l'Allemagne et de r.\ng]eterre sur le bassin du Congo. (Comment et pour((uoi l'Allemagne protège l'Association, tandis que l'Angleterre soutient les revendications du Portugal. Traité anglo-portuuais du 26 février 1884. Opposition de l'Aileinagne et attitude énergique de M. de Bismarck. (Conférence de Berlin. Reconnaissance officii-lle de l'Ktat du Congo. Le roi Léopold se fait nommer souverain de l'Etat. Testament du roi qui lègue le (Congo à la Belgique. De la reprise éventuelle du Congo par la Belguiiie.

III. — La question des frontières. Traités avec le Portugal. Les discussions avec la France. Droit de préférence reconnu à la France. Traité du 5 lévrier 1885. Dillicultés que soulève son exécution. Le problème de la Likona et de l'Oubanglii. Traités du 2'J avril 18S7 et du 14 août 18'.)4. Relations avec l'Angleterre La marclie vers le Nil. Traité anglo-congolais du 12 mai 1894. Opposilion de la Finance et de l'Allemagne, Résultats définitifs acquis par les Belges.

IV. — Les dillicultés intérieures. La question des Arabes. Guerres et rébellions. L'esclavage au Congo.

L'Etat (lu Congo est un type assez curieux de la moderne colonie d'exploitation. La singularité de

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ses origines, la volonté audacieuse et réfléchie qui préside à ses destinées, sa grande importance politiquo, économique et commerciale, les progrès qu'il a réalisés, et qui assurent à ces immenses territoires le plus brillant avenir, tout nous conviait à lui faire ici une place importante.

En 1877, 16 Européens végétaient misérablement à remboucliure du Congo. Six comptoirs commerciaux y représentaient la civilisation. Dans le courant du mois de juillet, une rumeur étrange se répandait dans la petite colonie. On racontait qu'un blanc arrivait de l'intérieur suivi d'une troupe considérable de noirs venus de l'est. L'expédition, ajoutait-on, était arrêtée par la famine à quelques marches de la côte. Cette nouvelle ne rencontra d'abord que des incrédules. Quel était ce blanc et d'où venait-il? Pour en avoir le cœur net, on organisa à Boma une colonne de secours, qui se mit en marche en remontant le fleuve. Peu de jours après, elle rencontrait un campement de Zanzibaris déguenillés et mourant de faim. A leur tète, le fameux blanc dont il était tant parlé, épuisé par trois années de souffrances et de privations, mais de grande mine et de fière allure : c'était Stanley.

C'est une bien curieuse figure que Stanley. Avant lui le glorieux métier d'explorateur était réservé aux savants, aux trafiquants ou aux enthousiastes. Stanley était journaliste et homme d'affaires. Nous ne voulons pas par là rabaisser son mérite. Ses trois gi-ands voyages sont admirables et témoignent d'une intelligence, d'une sa-

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