‹ La conquête de l'AfriqueChapitre 10 sur 76 · SOUTERRAINS DU SÉRAPÉUM · texte numérisé non relu

SOUTERRAINS DU SÉRAPÉUM

24 LA œNQDÈTE DE L'AFRIQUE.

rées de la Hante Nubie et du Soudan. Comme Touthmès III régnait an xvu* siècle avant notre ère, le pylône de Karnak constitue un monument respectable par son antiquité, et intéressant par son contenu, puisqu'on peut, grâce à lui, se rendre compte de Tétendue des conquêtes égyptiennes et connaître les régions sur lesquelles s'étendait la civilisation pharaonique.

On ne peut tout citer, car Mariette n'a pas cessé un seul jour, de chercher et de trouver. En outre il eut le bonheur de former des élèves et la satisfaction de les voir réussir. Une école française a été récemment fondée au Caire. C'est un foyer de lumière allumé en plein Orient, et qui assure à la France la direction des études égyptiennes. Aussi bien n'est-ce pas la France qui a exploré presque toutes les ruines, qui a déchiffré les hiéroglyphes, qui a fait connaître l'art et les institutions pharaoniques, la chronologie, les mœurs, les coutumes, la religion et le gouvernement de l'ancienne Egypte? Il semble que l'élan ne doive pas s'-arrêter de sitôt, car, en dehors des représentants officiels de l'égyptologie, toute une légion d'érudits s'est formée, dont les uns se sont attachés aux monuments, les autres ont déchiffré les papyrus, ceux-ci se sont occupés de la religion, ceux-là des mœurs et des institutions. D'autres, plus modestes, ont mis leur ardeur au service de la philologie, et ont composé des grammaires et des vocabulaires. De tous côtés l'assaut continue et la citadelle a presque capitulé. Ce sera l'honneur de notre pays d'avoir donné le signal, et d'avoir si largement contribué au succès de cette grande œuvre de la restauration de la vieille civilisation pharaonique.

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