‹ La conquête de l'AfriqueChapitre 26 sur 76 · INDIGÈNES DE MADAGASCAR · texte numérisé non relu

INDIGÈNES DE MADAGASCAR

m LA COiNQUÊTE DE L'AFRIQUE.

ne devons songer qu'à nous mettre à sa tête, et à la diriger suivant nos vues et nos intérêts. Le germe de tous les métiers et des arts les plus nécessaires existe parmi les Madécasses. Il ne faut que le développer. » Ce plan échoua par l'insuffisance des ressources allouées à son exécution. 11 échoua surtout parce que le gouvernement, au lieu de concentrer ses ressources à Fort-Dauphin, eut le tort d'en distraire la majeure partie pour tenter un nouvel établissement à la baie d'Antongil, et d'en confier la direction à un aventurier polonais, Beniowski. A peine débarqué, il fit une guerre atroce à ces peuplades demi-barbares, et ne réussit à conquérir que de nouvelles haines au nom français. C'était un esprit mal équilibré, et dont pourtant la réputation a survécu. Les Madécasses se prirent un instant de passion pour lui, et le saluèrent comme l'héritier légitime des anciens chefs de l'île, les ampadzanko, mais il se les aliéna par ses prétentions.

Malgré l'insuccès de la double tentative de Maudave et de Beniowski, nos droits étaient encore intacts, et, lorsque commença la Révolution française, aucune prescription, aucune contestation ne les avait compromis. En vertu des principes généralement admis du droit des gens, Madagascar était si bien possession française qu'aucun établissement européen n'avait été fondé près des nôtres pour diviser les sympathies des indigènes, et que jamais cette île n'avait été le prétexte d'une difficulté diplomatique. Aussi n'avons-nous fait que renouer une vieille tradition lorsque, au xix** siècle, nous avons de nouveau planté notre drapeau dans la France Orientale.

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