‹ La conquête de l'air: 40 jours de navigation aérienneChapitre 131 sur 234 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Le i8o« méridien. — Petropaulowsk. — Les tempêtes de Péquinoxe. — Un navire en détresse. — Naufrage. — Sauvetage. — Georges Simpson. — Okhotsk. — Une triste soirée. — Le territoire de l'amour. — Blagowestchensk. — La race jaune.

Le lendemain, le Céleste quitta Tanaga. Valdy écrivit dans son journal :

t En franchissant le i8o® méridien ouest de Paris, j'ajoute un jour à mon calendrier, sans quoi, à notre retour en Europe, nous nous trouverions en retard d'un jour, car en nous dirigeant vers Touest nous gagnons quatre minutes par degré, soit vingt -quatre heures pour les 360 degrés du globe. Nos amis de France verron passer quarante fois le soleil au méridien pendant que nous ne le verrons passer que trente-neu fois jusqu'au 10 octobre. C'est pour ces diverses raisons que je ne dois arriver à Bordeaux que le î I octobre prochain, après quarante jours effectifs de voyage, et que j'inscris en tête de mon journal t 22 septembre » quoique nous ne soyons qu'au 21. I

Le temps était presque beau et le vent assez favorable. Valdy annonça à s^s compagnons qu'on aborderait le continent asiatique dans la soirée s'il

i^»i /'-î i'iijj,éZ'. i; J*.:é--.

nef p-JîVf fâpi'iexent fur les lies EILit A3itciL rfet fP'^M. KUÎca, Er^-Ii-ire. Azii^c et s'i&ani Vît; mi'îi rJ.%r*i c-^rlle d'Atr-jc:. g-:; ron cf«£vxit rraav^r ^: ''!':rr»i^'r ri-ipôt de Li^arbonite de âoac5e et fV^^t/Afz crAorh/àri^iut b.:53c a la prév^y rani-g^ ce Will T^x>k-,

Aunit^t le ravitaillement opéré, le CfTdsiif ref/fît v>n etv>f et s'avança au-desâos de Li ma-. M^if^tnnant.^ il fallait activer la vitesse, car oa n^v^lt p\u% de p^>înts de relâche. Par prudence, VîsfM/ ne voulut point voler directement vers Ff'tfopaulo^âk: il remonta un peu vers le nord, longea h% \\c% de Cuivre et de Behring et attei- ^n\\ VAxu: au cap Kronotzky; il suim la cote k^mJv^ha^fale, pas^a à côté du volcan d'Awaicha f f arriva a Pelropaulowsk vers huit heures du soir.

y»S9)i^f6 la nuit, maigre une bise assez froide K'jl h'ahU^nti de la capitale du Kamtschatka vinf('nf joindre le^ voyageurs aussitôt qu'ils surent leur arrivée. J)u reste, Iwan de Kisseloff, ainsi /|u*îl le diwit plaisamment, était chez lui, et en <lcclinant ses titres et qualités, en montrant le» leffre» de rea>mmandation dont il était porf«?ur, IcA fonctionnaires russes se mirent entièrement à *a disposition. Plusieurs de ceux-ci parlaient purement le français, et cela fit plaisir à C^ardounel et a Pickerreek.

t Ça drMt être de braves gens, dit le premier.

— Va des savants aussi , puisqu'ils parlent le français comme qui Ta inventé •, ajouta le second.

Page 1