‹ La conquête de l'air: 40 jours de navigation aérienneChapitre 137 sur 234 · chapitre XIV · texte numérisé non relu

chapitre XIV

quelque havre de la côte sibérienne, mais les sautes de vent fondirent sur la corvette et là repoussèrent au large. Alors, carguant les voiles et forçant la vapeur, nous reprîmes la haute mer. Soudain, une voie d'eau se déclara dans la soute au charbon. Avions-nous touché un écueil? la carène s'était-elle disjointe? Je Tignore. Au moment où notre commandant ordonnait de charger les pompes, une vague énorme balaya le pont de notre navire et remporta. Étant le plus ancien lieutenant du bord, je le remplaçai. Bientôt je reconnus que les pompes devenaient /ranc/i^^*. Les feux, atteints par Teau, s'éteignirent et la corvette commença à s^enfoncer. Alors nous tirâmes le canon, je pris mes dispositions pour le sauvetage général et je commandai de préparer les embarcations. Vous, mes amis, vous qui m'avez arraché à la mort, vous qui m^avez vu à l'œuvre, vous savez si j'ai tout tenté pour sauver mes malheureux camarades!

— Lieutenant, dit Pickerreek, vous êtes aussi brave que les plus braves capitaines baleiniers de Dunkerque ! Je m'y connais I

— Hélas 1 reprit Georges Simpson, mes efforts ont été vains ! Dieu nous avait condamnés I •

Et le pauvre lieutenant cacha sa figure et pleura. Tout le monde partagea son émotion et Respecta sa douleur.

Simpson, puritain zélé, religieux comme les

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