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Chapitre XV

s^ adressant à son ancien maître, je te fais sauter la cervelle, car tu n'es qu'un fils de chien !

— Bien parlé, mon frère! dit le chef. Reprends ton esclave, cette femme t'appartient. Le livre sacré nous commande de soulager les malheureux et de protéger les pèlerins. »

Dergnhuiz emmena M™® Valdy, lui passa une corde en poil de chameau autour du cou et l'attacha solidement à un piquet enfoncé dans la terre. La pauvre femme ne prononça une seule plainte.

« Le misérable! dît Valdy en essayant de rompre ses liens.

— Résignons-nous et prions, ajouta Simpson.

— Qu'est-ce que cela? demanda le chef en désignant la masse noirâtre du Céleste.

— Eh! le sais-je? répondit Dernghuiz; c'est peut-être l'habitation des infidèles. »

Les Tatars s'approchèrent pour examiner l'aéronef, mais sa forme excentrique, ses dispositions étranges les retinrent superstitieusement pendant quelques instants.

« C'est un riche butin pour vous, continua lé serviteur émancipé d'Iwan de KisselofF, demain vous le partagerez. Allons, venez avec moi. »

Il escalada le Céleste^ suivi par les plus courageux. Quelques-uns de ces pillards jetèrent sur le sol plusieurs ballots de bicarbonate de soude et deux bonbonnes d'acide chlorhydrique. En se répandant, l'acide chlorhydrique grésilla et brûla ce qu'il toucha. Un burnous fut mis en loques, et

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Pour !e coup, les Tatars crurent aTvîr panni eux non-seulement un hadji. un saint, mais un sorcier, un dnnn.

( Je vous l'ai annonce, condnoa Demghaiz.

demain les dépouilles des inâdèles vous appartiendront, mais il faut que îe reprenne ce qu'ils m ont volé.

— Tu as raison » . répliqua le chef.

Vn autre pillard découmt cinq ou six bouteilles de vin. mais il les brisa avec mépris et indignation, car la loi du Prophète défend Tusage du vin. Cependant, ayant aperçu les provisions solides, il les prit.

f Mangez, dit Dernghuiz, mais quittons la demeure des intidêles. Je vous convie et je vous offre les vivres qui m'ont été pris, t

Les Tatars, vivant chichement, comme toutes les populations nomades, et ayant en perspecti\*e un repas substantiel, ne se firent pas répéter deux fois Tordre qui leur était donné. Ils s'assirent sur

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