‹ La conquête de l'air: 40 jours de navigation aérienneChapitre 206 sur 234 · Chapitre XX · texte numérisé non relu

Chapitre XX

spectacle est magique! L'inondation n'est point torrentielle comme celles qui se produisent dans nos fleuves européens; elle envahit doucement, petit à petit, pianissimo^ les rives desséchées par l'ardeur du soleil et le souffle brûlant du Khasmin, elle s'étend en nappe ondoyante jusqu'aux limites du désert. Pendant les mois de décembre, janvier et février, alors que les frimas sévissent rigoureusement, alors que la nature se meurt dans presque tous les climats de la zone tempérée, l'Egypte se réveille. C'est la saison verdoyante! L'atmosphère est embaumée par les orangers, les citronniers, les lauriers-roses, les tamarins et les autres arbustes odoriférants. Le sol fertilisé se couvre de moissons et de fleurs. Les insectes, sous l'herbe révivifiée, les oiseaux dans l'air rafraîchi et parfumé, chantent la chanson printanière. »

Près de Bénisouef, le Céleste tourna à l'ouest, passa sur une contrée entrecoupée de canaux et arriva, en quelques instants, à Médinet, la capitale du Fayoum.

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