‹ La conquête de l'air: 40 jours de navigation aérienneChapitre 207 sur 234 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Le gouverneur du Fayoum. — Egypte et France. — Médinet-el- Fayoum. — Hostilités. — La lettre de Ghazalli-Bey. — L'oasis de ^iouah. — Benghazy. — La mer. — Tripoli. — Un ballon en détresse. — Sauvetage aérien. — Odyssée de deux aéronautes. — Les chotts. — El-Âghouât. — Une cordiale réception. — L'Algérie.

L'aéronef fut bientôt entouré d'une foule nombreuse composée de musulmans et de coptes. La nouvelle de son arrivée se répandit dans Médinet comme une traînée de poudre. Le gouverneur du Fayoum vint vérifier lui-même s'il n'y avait rien d'exagéré dans ce qu'on venait de lui conter. C'était un Égyptien moderne, c'est-à-dire un des fils de grande famille que le khédive envoie dans les écoles européennes pour y terminer leur éducation, gens éclairés qui ne repoussent aucune amélioration et rendent journellement d'utiles services à leurs pays; il parlait purement l'anglais et le français. Sir Walter Donderry l'avait autrefois rencontré dans les salons de Londres et de Paris, aussi fut-il enchanté de renouveler connaissance. Ce gouverneur, âgé d'une quarantaine d'années , s'appelait Mourad-ben-Ghazalli-Béy, ou mieux, par abréviation, Ghazalli-Bey.

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