‹ La conquête de l'air: 40 jours de navigation aérienneChapitre 210 sur 234 · Chapitre XXI · texte numérisé non relu

Chapitre XXI

Cardounet prit la lettre, en enveloppa une pièce de cinq francs en argent, forma ainsi un petit paquet sur lequel Tair n'avait aucune prise et le lança dans Tespace. Avec les lunettes on suivit la lettre. Aussitôt qu'elle eut touché terre, un enfant la prit et la porta à Thomme qui commandait. Celui-ci la lut et dépêcha quatre ou cinq cavaliers dans les diverses directions où t la poudre parlait encore » . Comme par enchantement, les détonations cessèrent, le silence remplaça le tumulte et le vacarme.

. Ghazalli-Bey, qui connaissait le caractère défiant et belliqueux des Arabes du désert, écrivait en employant la persuasion et le commandement.

« Cheik de TOuah-el-Siouah, disait-il dans sa lettre, tu partageras le pain et le sel avec les hommes qui arriveront chez toi en volant comme les oiseaux. Ils ne veulent te faire aucun mal. Ne t'épouvante pas de leur machine que tu apercevras dans les airs. Ces êtres ont été inspirés parle saint Prophète, ils sont mes amis et les protégés du khédive. Tu leur donneras ce qu'ils te demanderont et tu leur offriras l'hospitalité. Je tiendrai compte de ta générosité ; tu seras richement récompensé lorsque tu viendras avec tes caravanes dans le Fayoum. Si tu les accueilles en ennemis et si tu les combats, j'informerai le khédive de ta méchanceté et porterai moi-même la guerre et la désolation dans Siouah. Qu'Allah te garde et te rende bon aux étrangers. »

Le cheik, on doit le comprendre, fit les plus

.^tr ^•i-' ^slTCJLUAlDBt

^ ' dU325r -^!tnrt^ oaur ^nn^ ZssssnSom. des voja- ^isirs ^ les> ^aç3çcr x iescsnôscL Sr Waller., qui variait oanâiTeTTnTTr ^xczôc ^nffiiiî/j le mot : l^miuL. im Tear iiie : Vnenff^ Vhnrs Facfonef r abaittr iaucsxKm: iur xtr TitTiTtiCT^ onis assez loin xa ^uiRt mi eamuraic ^ diterk,

C±iui-^ ieyiiEt Les ;■:,*! iih l ' . v as Tovagcois, il lançx non jfieraL 20. ^^Toq- et s'zpcrodia. seul en invcRiaaxxt Mzmnneiec Aiïafr. ârWalKrs'afança. Qui g--airdprTKnTtfaHe-cL

— Je Hiis le dteik ie :Saga?r>

— Ei-ai on ami au. mt emneniîr

— Je Kiis un ami <m st^gœizr (yianHi-Bcy.

Il nie r ec omm ande cfe vous cecevoÊr en amis parce que vous m'apportez la paix, âovez les btenvenos, vaus êtes mes hoCEs. vous êtes les enroTés de Dieu.

— Venez. Tenez, cria, sr Waher à ses compagnons, nous sommes les hôtes du. cfaeik. Nous n^avons plus rien a craindre. Jamais Arabe n'a trahi les devoirs de Utospitalité. *

Le Céleste fut conâé k la garde de quelques cavaliers, et tout le monde se dirigea rers Sîouah.

Siouali. la ville principale de Toasb, est bâtie sur un mamelon assez escarpé et de forme conique; elle a 3,000 habitants qui sont cultivateurs, chameliers et conducteurs de caravane pour la plupart. Le bicarbonate de soude et Fadde chlorhydrique avaient été apportés d^ Alexandrie * et remis

I . Les caraTanes franchissent la distance d'Alexandrie à Siooab eo qoatorze joars.

Page 1